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Mardi 25 janvier 2000
Les malheurs
de Kleline ou les revirements stratégiques du groupe BNP-Paribas
Comme nous l'avions annoncé
dans notre édition du week-end, la BNP a choisit de "lâcher
" Kleline,
la filiale de Paribas, alors que celle-ci venait de présenter
des résultats commerciaux honorables pour l'année 1999. Kleline
avait été crée par l'ex-Compagnie Bancaire avant son rachat
par Paribas et se trouve aujourd'hui intégré au groupe BNP-Paribas.
La décision est inattendue et la confusion semble importante
entre les différents services de la société.
D'après nos informations, un mail a été
adressé jeudi en fin d'après-midi à l'ensemble
du personnel Kleline en les invitant le lendemain à
l'extérieur de la société. Vendredi après-midi,
au cours de cette réunion, la direction annonçait
de très mauvais résultats financiers en précisant
qu'elle avait deux solutions: vendre ou arrêter, et
elle n'avait pas souhaité vendre...
Pourtant le même jour
un autre communiqué Kleline annonçait l'adoption
de ses solutions de paiement sécurisé par de nouveaux partenaires
de poids dont
Go Sport, Château
online, La
Mondiale et Akabi.
Enfin vers 19h00 le groupe BNP-Paribas dans un communiqué
de presse laconique indiquait pour sa part que "les contrats
en cours seront honorés jusqu'à leurs termes", et affirmait
avoir contacté les quelques 500 commerçants utilisateurs.
Toutefois, l'un des nouveaux sites clients nous a affirmé
avoir appris la nouvelle dans nos colonnes et ne pas encore
avoir été avisé par Kleline.
Le groupe bancaire s'engage également à intégrer progressivement
les 50 salariés de Kleline dans les autres équipes du groupe
spécialisées dans l'Internet (BNP
Net, Business
Village, Autovalley,
Banque
Direct, Cortal…).
Abdallah Hitti quant à lui, directeur général
de Kleline, a, selon un second communiqué, "souhaité
quitter le groupe"
BNP-Paribas présente sa décision
comme une "rationalisation de ses activités dans le domaine
des paiements sécurisés, motivée par la volonté de ne plus
investir dans une activité au retour sur investissement long
et incertain". Le groupe continuera à proposer d'autres solutions
de paiement sécurisé avec les offres dont il est partenaire
(Télécommerce
et surtout
Cyber-Comm, la solution de paiement par carte à
puce).
Un comité de soutien relayé par un
site d'information sur la fin de Kleline annonce sa création,
vraisemblablement à l'instigation de salariés de Kleline.
Il propose sous une rubrique au nom étrange "faites vos courses
chez Kleline" la candidature des 50 salariés actuels de la
société. Les 500 marchands utilisant Kleline devront, eux,
trouver de nouvelles solutions en matière de transactions
sécurisées. [Fabien
Claire, JDNet]
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