|
Vendredi 25 février 2000
500.000 abonnés au Home Banking en France selon IDC
Selon l'étude 130.000 français seraient clients d'un courtier en ligne et 500.000 d'une banque en ligne
D'après
une étude réalisée par International
Data corporation France (IDC)
et portant sur 35 établissements financiers, 30 courtiers
en ligne et 480 internautes domestiques, la France compterait
500.000 abonnés aux sites de home banking et 130.000
clients aux sites de courtage en ligne pour l'année
1999. Cette croissance qualifiée d'"explosive"
par l'étude coûterait tout de même cher
aux différents acteurs puisque selon IDC le coût annuel
moyen par client d'un site de Home Banking totalisant 50.000
abonnés est de 425 francs, contre 2.840 francs pour celui
d'un site d'e-courtage rassemblant 5.000 utilisateurs. "Les
résultats montrent que le coût total d'un client sur ce type
d'application est élevé en phase de lancement. En effet, il
renferme des coûts marketing et de communication importants,
qui pèsent beaucoup plus lourd que les investissements technologiques.
Cependant, les économies d'échelle jouent par la suite un
rôle tout à fait majeur", précise Thierry Hamelin,
responsable des programmes Internet et commerce électronique
d'IDC France.
Selon lui l'évolution du Home banking se fera en trois
phases : "La première est terminée puisqu'elle
consistait à permettre aux clients de consulter leur
compte sur Internet. La deuxième est en cours et porte
sur la fourniture de chéquiers, de cartes bancaires
ou l'obtention de prêts. La troisième entre 2001
et 2004 concernera notamment la vente de produits d'assurances.
Sachant qu'à l'heure actuelle 90 banques disposent
d'un service de Home Banking".
Mais les banques traditionnelles doivent selon lui veiller
à ne pas se laisser distancer par les nouveaux intermédiaires.
"Le grand challenge est d'être réactif notamment
quand on voit des sociétés, comme e-loan.com,
qui font du comparatif de prêts. Car c'est avant tout
la possibilité d'avoir des taux bas qui attire le client
dans une banque. Tous ces nouveaux intermédiaires doivent
donc être bien étudiés par les banques".
Mais d'aprés l'étude, la banque virtuelle serait
en tout cas loin de faire un raz de marée et ce pour
plusieurs raisons. "D'abord les clients restent trés
attachés à l'existence de guichet. Même
si évidemment la téléphonie mobile ou
la télévision sur Internet permettront à
terme d'avoir une plus grande proximité avec son interlocuteur
bancaire".
L'autre point concerne la sécurité des transactions
qui mine toujours les clients potentiels. "On a souvent
entendu ce point de vue. De même que l'utilisateur trouve
gênant de consulter son compte en banque sur son lieu
de travail au vu et au su de ses collègues de bureau".
L'étude estime en tout cas qu'en 2004 plus de la moitié
des internautes français utiliseront les services de
Home Banking soit environ 8,3 millions d'utilisateurs.
Pour les courtiers ce nombre est estimé à 1,5
millions de clients. Un chiffre finalement faible quand on
sait qu'actuellement environ 5 millions de français
disposeraient d'un portefeuille. "Cela peut paraître
faible mais l'essentiel pour les courtiers en ligne n'est
pas de miser sur le nombre. Il faut surtout inciter ses clients
à à faire tourner les portefeuilles et ainsi
multiplier le nombre de transactions" conclut IDC.
Au sommaire de l'actualité
|
|