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"Eh ben nous, on a Jean
Galfione, na na nère", "Et nous on a David
Douillet, tralala." Les multiples sites dédiés
au sport rivalisent d'interviews et de chroniques de stars.
Si on observe le panorama des retransmissions de résultats
d'épreuves en direct, articles, interviews audio et
autres vidéo, la plupart des sites sportifs ont vraiment
mis le turbo pour proposer l'info la plus complète,
la plus attractive et la plus interactive. Rappelons que la
diffusion d'images des Jeux en vidéo sur le Net est
interdite puisque l'exclusivité est détenue
par les chaînes de télévision propriétaires
des droits. Concrêtement, -au niveau des projets tout
du moins- les sites se ressemblent énormément.
En dehors du site officiel
réalisé avec IBM: Olympics.com.,
la capacité de réalisation des projets fera
la différence entre tous ces acteurs.
Les sites
spécialisés préparent leurs premier Jo
avec le serieux et la discipline d'un sportif de haut niveau.
Eurosport.com,
qui n'a pas encore lancé l'intégralité
de son site en français, mais seulement le foot et
le tennis, proposera l'intégralité des JO dans
la langue de Molière.
Le site est sorti satisfait de l'Euro 2000 avec 30 millions
de pages vues pour le mois de juin. Cent salariés collaborent
à la chaîne télé et au site en
même temps. Quarante-cinq journalistes couvriront les
événements depuis Sydney dans six langues différentes.
Eurosport base sa stratégie sur une synergie des supports
et des équipes. "Ce qui fera la différence
avec les autres sites: notre expertise en matière de
sport et la complémentarité de notre couverture
à la fois télévisuelle et internet. "
affirme Laurent-Eric Le Lay, directeur Eurosport Entreprise
(qui travaille à 95 % sur le Web). L'alliance
des supports est naturellement également mis en valeur
par TF1.fr.
Olivier Fisch, responsable du portail sport de e-TF1, tient
le même discours (compétence journalistique rodée
et adossement à la télévision) en revendiquant
les 42 millions de pages vues sur le site de TF1 (en entier)
pendant l'Euro 2000. L'Euro à permi à e-TF1
de tester la Web-Tv. Maintenant, il passe au cap supérieur
en créant un studio spécifique. Quatre journalistes
seront sur place pour couvrir l'évènement. Les
journalistes des chaînes télé TF1 et LCI
ainsi que des sites péréphériques de
Tf1 comme le féminin Plurielles mettront aussi la main
à la pâte.
Sportal.fr
s'appuie également sur son positionnement dans onze
pays pour faire la différence. Les 10 salariés
de Sportal Australie seront entièrement dédiée
aux jeux, et un journaliste français sera envoyé
sur place. Les autres français seront mise à
contribution, et une équipe de nuit sera mise en place.
"L'info sera en directe en non recopiée sur un
contenu d'agence." affirme Alexandre Fourtoy, directeur
général pour la France. Effectivement, pour
les sites qui ne pourraient se déplacer, l'AFP a également
mis les bouchées doubles en offrant les infos en continu
ainsi qu'une banque de données (historique des Jo,
dossiers, portraits...). Au total, ce sont 120 professionnels
qui couvriront l'évènement sur place pour l'agence
de presse, dont 60 journalistes travaillant en français,
anglais, espagnol et arabe, pas moins de 50 photographes et
de 10 techniciens. La filiale sportive allemande de l'agence,
SID, aura elle-même 25 journalistes sur place.
Du côté
de Lequipe.fr,
il semblerait qu'aucun des salariés du site ne parte
à Sydney, laissant la place à une cinquantaine
de journalistes du support papier. Il
faudra également compter avec le tout nouvel acteur,
Sporever,
lancé par Patrick Chêne le premier jour des JO,
et soutenu par Atlas Venture. L'équipe du site se compose
de 17 journalistes -dont 11 d'entre eux seront présent
sur place- et 10 pigistes chroniqueurs. Deux salariés
de Net Developpement,
société
chargée de la création du site, seront également
à Sydney pendant les épreuves.
Sport24
va envoyer 4 journalistes à Sydney et faire travailler
18 personnes en back-up sur Paris. Frédéric
Sitterlé, fondateur de Sport24, affirme que ces JO
seront un tournant dans l'Internet sportif. "L'éccart
va se creuser entre les sites proposant une information correcte
et récoltant une audience à la hauteur, et les
autres. Si par les statistiques de fréquentation on
peut déjà se rendre compte qu'il y a clairement
2 wagons de sites sportifs, les jeux vont apporter un nouvel
éclairage qui sera visible aux yeux de tous."
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