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JO: Les sites sportifs
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Les site dédiés au sport ont mis en place des dispositifs exceptionnels pour accaparer l'audience pendant ces Jeux Olympiques. Petit tour d'horizon....--> (Lundi 11 septembre 2000)
         

"Eh ben nous, on a Jean Galfione, na na nère", "Et nous on a David Douillet, tralala." Les multiples sites dédiés au sport rivalisent d'interviews et de chroniques de stars. Si on observe le panorama des retransmissions de résultats d'épreuves en direct, articles, interviews audio et autres vidéo, la plupart des sites sportifs ont vraiment mis le turbo pour proposer l'info la plus complète, la plus attractive et la plus interactive. Rappelons que la diffusion d'images des Jeux en vidéo sur le Net est interdite puisque l'exclusivité est détenue par les chaînes de télévision propriétaires des droits. Concrêtement, -au niveau des projets tout du moins- les sites se ressemblent énormément. En dehors du site officiel réalisé avec IBM: Olympics.com., la capacité de réalisation des projets fera la différence entre tous ces acteurs.

Les sites spécialisés préparent leurs premier Jo avec le serieux et la discipline d'un sportif de haut niveau. Eurosport.com, qui n'a pas encore lancé l'intégralité de son site en français, mais seulement le foot et le tennis, proposera l'intégralité des JO dans la langue de Molière. Le site est sorti satisfait de l'Euro 2000 avec 30 millions de pages vues pour le mois de juin. Cent salariés collaborent à la chaîne télé et au site en même temps. Quarante-cinq journalistes couvriront les événements depuis Sydney dans six langues différentes. Eurosport base sa stratégie sur une synergie des supports et des équipes. "Ce qui fera la différence avec les autres sites: notre expertise en matière de sport et la complémentarité de notre couverture à la fois télévisuelle et internet. " affirme Laurent-Eric Le Lay, directeur Eurosport Entreprise (qui travaille à 95 % sur le Web). L'alliance des supports est naturellement également mis en valeur par TF1.fr. Olivier Fisch, responsable du portail sport de e-TF1, tient le même discours (compétence journalistique rodée et adossement à la télévision) en revendiquant les 42 millions de pages vues sur le site de TF1 (en entier) pendant l'Euro 2000. L'Euro à permi à e-TF1 de tester la Web-Tv. Maintenant, il passe au cap supérieur en créant un studio spécifique. Quatre journalistes seront sur place pour couvrir l'évènement. Les journalistes des chaînes télé TF1 et LCI ainsi que des sites péréphériques de Tf1 comme le féminin Plurielles mettront aussi la main à la pâte.

Sportal.fr s'appuie également sur son positionnement dans onze pays pour faire la différence. Les 10 salariés de Sportal Australie seront entièrement dédiée aux jeux, et un journaliste français sera envoyé sur place. Les autres français seront mise à contribution, et une équipe de nuit sera mise en place. "L'info sera en directe en non recopiée sur un contenu d'agence." affirme Alexandre Fourtoy, directeur général pour la France. Effectivement, pour les sites qui ne pourraient se déplacer, l'AFP a également mis les bouchées doubles en offrant les infos en continu ainsi qu'une banque de données (historique des Jo, dossiers, portraits...). Au total, ce sont 120 professionnels qui couvriront l'évènement sur place pour l'agence de presse, dont 60 journalistes travaillant en français, anglais, espagnol et arabe, pas moins de 50 photographes et de 10 techniciens. La filiale sportive allemande de l'agence, SID, aura elle-même 25 journalistes sur place.

Du côté de Lequipe.fr, il semblerait qu'aucun des salariés du site ne parte à Sydney, laissant la place à une cinquantaine de journalistes du support papier. Il faudra également compter avec le tout nouvel acteur, Sporever, lancé par Patrick Chêne le premier jour des JO, et soutenu par Atlas Venture. L'équipe du site se compose de 17 journalistes -dont 11 d'entre eux seront présent sur place- et 10 pigistes chroniqueurs. Deux salariés de Net Developpement, société chargée de la création du site, seront également à Sydney pendant les épreuves.

Sport24 va envoyer 4 journalistes à Sydney et faire travailler 18 personnes en back-up sur Paris. Frédéric Sitterlé, fondateur de Sport24, affirme que ces JO seront un tournant dans l'Internet sportif. "L'éccart va se creuser entre les sites proposant une information correcte et récoltant une audience à la hauteur, et les autres. Si par les statistiques de fréquentation on peut déjà se rendre compte qu'il y a clairement 2 wagons de sites sportifs, les jeux vont apporter un nouvel éclairage qui sera visible aux yeux de tous."

[Catherine Pinet, JDNet]
 
 
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