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Que peut-on
faire sur Internet quand on s'appelle le Bazar
de l'Hôtel de Ville ? Et bien du troc en ligne...
C'est en tout cas le virage pris par la BHV qui vient de lancer
le site
Troc & Change où se côtoient des antiquités,
des collections, de l'informatique, du matériel de
sport ou encore des jouets. Une ouverture plutôt inattendue
pour cette chaîne de grands magazins restée si
longtemps absente du commerce électronique. Attitude
d'autant plus curieuse que
le BHV appartient au groupe Galeries Lafayette, un groupe
habitué à être en pointe sur la Toile
grâce sa filiale "Internet" dénommée
Laser.
L'histoire
de Troc & Change débute en février 2000.
Evatek,
un prestataire spécialisé sur les solutions
en marque blanche de vente aux enchères, d'achats groupés
et de troc, décide de contacter le BHV. "C'était
l'un des derniers grands acteurs de la distribution à
ne pas être présent sur Internet, explique Boris
Wexler, PDG d'Evatek. Et puis le mot Bazar est un bon tremplin
pour faire du troc !" Evatek propose alors au BHV
son module de troc en ligne, déjà utilisé
par Respublica. "Nous avions auparavant un site corporate
et un autre consacré au bricolage qui généraient
environ 450.000 pages vues par mois, souligne Philippe Chasseloup,
webmaster des sites du BHV. Pour nous, ouvrir Troc & Change
était donc un bon moyen pour nous lancer dans le commerce
électronique tout en s'appuyant sur notre trafic."
En juin dernier, le Bazar de l'Hôtel de Ville signe
avec Evatek.
Le site
Troc & Change, estampillé BHV, est donc géré
techniquement par Evatek pour un forfait mensuel d'une quinzaine
de milliers de francs. "Nous partageons les revenus issus
des transactions, détaille Boris Wexler. Comme le BHV
est une marque forte, sa part est un peu plus importante que
la notre." Pour renforcer sa présence sur un créneau
"jugé encore peu concurrentiel en France",
le site devrait monter en puissance dans les prochains mois
en accueillant de nouvelles fonctionnalités comme le
troc à trois personnes.
Même
si l'arrivée de ce nouveau site place un peu plus le
BHV dans une logique Internet, l'heure de la révolution
commerce électronique ne semble pas encore avoir sonné
pour le magazin de la rue de Rivoli. "Se lancer dans
le commerce électronique demande de mettre au point
beaucoup d'aspects logistiques, explique Philippe Chasseloup.
Il nous faut encore du temps. Les premières applications
veront peut-être le jour courant 2001."
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