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Les sociétés Yves Saint-Laurent
Parfums et Parfums Van Cleef and Arpels (YSL Beauté) ont obtenu
en justice l'interdiction de vente sans autorisation sur l'internet
de leurs produits par la société Parfumsnet.
Dans un communiqué, le groupe YSL Beauté, division de Gucci,
annonce que le tribunal de commerce de Nanterre a rendu mercredi
"une ordonnance en référé interdisant la commercialisation
des produits de ces (deux) marques sur le site parfumsnet.fr
et tout autre serveur dérivé". YSL Beauté, division beauté
du groupe de luxe italien Gucci, crée, fabrique et distribue
des parfums, ainsi que des produits de maquillage et de soin.
Elle détient notamment les marques Yves Saint-Laurent et Roger
et Gallet, ainsi que les licences d'Oscar de la Renta, Van
Cleef and Arpels et Fendi.
Parfumsnet, une société spécialisée
dans la vente en ligne de parfums, est présente en Espagne
depuis 1999 et a ouvert ses sites français et italiens en
juillet (Lire l'article
du JDNet du 24/07/00). C'est, selon, Patrick Raibault, le
fondateur de Parfumsnet, l'ouverture du site français qui
a déclenché les hostilités et l'action d'YSL Beauté. La PDG
de Parfumsnet a déjà décidé de faire appel de cette décision.
Il envisage également de s'adresser directement " aux instances
communautaires européennes ". A la suite de la visite d'un
huissier, dans la journée de lundi, tous les produits Saint
Laurent (dont le poids dans l'ensemble des ventes de Parfumsnet
" est insignifiant " selon Patrick Raibault) ont été retirés
du site français, mais ils sont toujours présents sur les
sites espagnol
et italien.
" Parfumsnet est une marque à volonté paneuropéenne et cette
décision judiciaire ne concerne que la partie française. Nous
continuons donc à vendre du Saint Laurent ailleurs ", affirme
Patrick Raibault, qui prévoit cependant que dans ces pays,
" les procédures ne sauraient tarder ". Par ailleurs, selon
lui, aucun autre fabriquant n'a pour l'heure engagé une action
similaire, même si " beaucoup attendent l'évolution du cas
Saint Laurent " pour se prononcer.
Le PDG de Parfumsnet, qui voit
dans cette affaire " une confrontation classique entres les
anciennes formes de distribution et les nouvelles ", affirment
avoir fait des demandes d'agrément auprès de chacun des fabriquants
de parfum, un secteur régi par le système de la distribution
sélective. " Certains n'ont pas répondu, d'autres nous ont
imposés des critères propres à la distribution physique, du
nombre de mêtres carrés de la surface de vente à la couleur
de la moquette… Nous voulons des critères objectifs, non discriminatoires
et non excluants. "
Du coté d'YSL Beauté, le communiqué
affirme que la décision du tribunal de commerce de Nanterre
est "essentielle pour le contrôle des marques d'YSL Beauté,
pour lesquelles l'internet représente une véritable opportunité
de développement ". Le groupe YSL Beauté, souhaite dorénavant,
via son département e-business créé en septembre, "poursuivre
la réflexion qu'(il) a engagée avec ses distributeurs, ainsi
qu'avec les autorités européennes, sur la vente en ligne de
ses produits".
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