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Canal Numedia, la filiale Internet
de Canal +, en a surpris plus d'un en annonçant l'augmentation
de sa participation dans AlloCiné
le portail dédié au cinéma. La société a porté à 75% sa part
du capital, dont elle détenait déjà 25% depuis février (Lire
l'article
du JDNet du 01/02/00), en détient maintenant 75%. Le solde
du capital reste aux mains des fondateurs d'Allociné (Jean-David
Blanc et Patrick Holzman), alors que l'ancien actionnaire
majoritaire, la Banexi, qui avait participé au second tour
de table de 60 millions de francs en septembre 1999 et détenait
49%, se retire. "Canal Numedia a voulu monter dans le capital,
explique Jean-David Blanc, et la Banexi en a profité pour
sortir."
Pour Jean-David Blanc, qui reste
aux commandes, cette montée en puissance de Canal Numedia
"n'était pas programmée, mais elle va dans le sens de l'histoire.
Nous avons beaucoup de développements en cours : rachat de
Cinéstore (Lire l'article
du JDNet du 17/08/00), lancement de la chaîne AlloCiné
Télévision, ouverture à la fin de l'année
de sites en Belgique et en Suisse. Tout cela nécessite des
financements et des investissements." C'est d'ailleurs la
raison avancée par Canal Numedia pour expliquer sa montée
en puissance. Dans son communiqué, la filiale de Canal + affirme
aussi "avoir bien l'intention d'introduire AlloCiné non seulement
dans les pays où se trouve le groupe Canal +, mais aussi là
où le groupe est absent, comme le Royaume-Uni et l'Allemagne."
Créé en 1993, AlloCiné, au départ
un service téléphonique, a depuis multiplié les nouvelles
offres, débarquant sur le Web en 1997 et proposant
depuis peu ses services sur PDA puis sur Wap. La société,
qui emploie aujourd'hui près de 120 personnes selon son fondateur,
contre une trentaine au début de l'année, contrôle également
75% de CinéStore, un fabriquant de produits dérivés du cinéma.
Un ensemble d'activités propres à intéresser Canal Numedia,
qui développe et gère les sites du groupe Canal + en Europe
et fournit également des programmes à Vizzavi, le portail
mobile de Vivendi.
La perspective de faire partie
intégrante de la galaxie Vivendi n'effraie pas le fondateur
d'AlloCiné. "Ce n'est pas une armée, dit-il, en tout cas pour
l'instant. Contrairement aux apprences, chacune des activités
est relativement autonome. Je n'ai jamais reçu d'instructions
venues de la tête du groupe me disant ce que je devais faire."
Pas plus qu'il ne se préoccupe des relations réputées peu
harmonieuses entre VivendiNet, la branche Internet de Vivendi,
et Canal Numedia, cette dernière tentant de protéger son domaine
face aux appétits multimédias de la maison-mère. "Canal Numedia/VivendiNet,
ce sont des problèmes de holding qui ne touchent pas les unités
opérationnelles, conclut-il. Surtout AlloCiné, qui existait
avant et qui a ses propres équipes."
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