|
Rassurer
les cyber-consommateurs et proposer un label qui ne soit pas
"mercantile". Tels sont les fondements de L@belsite,
lancé en décembre 1999 à l'initiative
conjointe de la FCD
(Fédération des Entreprises du Commerce et de
la Distribution) et de la FEVAD
( Fédération des Entreprises de Vente à
Distance). Distinct de l'emblème Fevad qui atteste
de l'adhésion d'une société à
la Fédération des Entreprises de Vente à
Distance et à la charte qualité qui l'accompagne,
L@belsite s'adresse uniquement aux sites internet vendant
des produits ou des services en ligne en France ou à
l'étranger. Un an plus tard, seuls trois sites peuvent
présenter ce label sur leur home page : la Camif,
Quelle
et Haléco,
site B to B spécialisé dans la distribution
de produits relatif à l'environnement et la sécurité
du travail. Tous trois ont obtenu cette labelisation de fraîche
date. La Camif est labellisée depuis deux ou trois
mois et Haléco, depuis trois semaines. "Outre
ces marchands, 40 audits sont actuellement en cours",
précise Christophe D'Aboville, responsable des ressources
internes chez FCD. "Parmi ceux-ci, certains dossiers
doivent être corrigés pour être en accord
avec notre référentiel, tandis que d'autres
n'en sont qu'à leur premier audit".
Pour obtenir
ce label, les sites doivent remplir 27 conditions qui s'articulent
autour de trois principes : la vérification de la réalité
et de l'identité du commerçant derrière
le site, sa conformité à la réglementation
et à la déontologie de la vente à distance
adaptée au média internet (charte de qualité
de la Fevad), la transparence et la protection des données
à caractère personnel (déclaration de
la CNIL). Aujourd'hui, les règles s'adressent sans
distinction aux sites B to C, B to B, ou aux sites financiers,
mais devraient bientôt être adaptées à
la nature du site. L'audit est basé sur la constitution
d'un dossier par l'entreprise. La conformité du site
au référentiel du label est ensuite vérifié
en ligne par des auditeurs indépendants agréés
par des organismes vérificateurs comme l'ICA ou l'IRCA.
L'ensemble de la procédure peut ainsi durer un mois.
Mais elle varie en fonction du dégré de conformité
du site aux conditions du label. Attribué pour un an,
des audits de vérification annuels viennent confirmer
ou annuler la labelisation. Le coût d'un tel label est
de 500 euros lors de la constitution du dossier et de 250
euros chaque année pour le renouvellement de l'examen
du site.
Bien que
le label s'adresse aussi bien aux sites de vente de produits
ou de services en ligne destinés aux particuliers,
aux entreprises ou à des intermédiaires, la
majorité des sites labellisés ou en cours d'audit
appartiennent à l'univers B to C. De même, bien
qu'ayant vocation à s'adresser à des sites européens,
le label ne peut couvrir que des sites Français ou
domiciliés en France, faute d'harmonisation européenne
sur la législation concernant la vente à distance.
.
Texte
|
|