Actualité / E-Commerce  
Mardi 2 janvier 2001  
L@belsite, un an après  
          

Rassurer les cyber-consommateurs et proposer un label qui ne soit pas "mercantile". Tels sont les fondements de L@belsite, lancé en décembre 1999 à l'initiative conjointe de la FCD (Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution) et de la FEVAD ( Fédération des Entreprises de Vente à Distance). Distinct de l'emblème Fevad qui atteste de l'adhésion d'une société à la Fédération des Entreprises de Vente à Distance et à la charte qualité qui l'accompagne, L@belsite s'adresse uniquement aux sites internet vendant des produits ou des services en ligne en France ou à l'étranger. Un an plus tard, seuls trois sites peuvent présenter ce label sur leur home page : la Camif, Quelle et Haléco, site B to B spécialisé dans la distribution de produits relatif à l'environnement et la sécurité du travail. Tous trois ont obtenu cette labelisation de fraîche date. La Camif est labellisée depuis deux ou trois mois et Haléco, depuis trois semaines. "Outre ces marchands, 40 audits sont actuellement en cours", précise Christophe D'Aboville, responsable des ressources internes chez FCD. "Parmi ceux-ci, certains dossiers doivent être corrigés pour être en accord avec notre référentiel, tandis que d'autres n'en sont qu'à leur premier audit".

Pour obtenir ce label, les sites doivent remplir 27 conditions qui s'articulent autour de trois principes : la vérification de la réalité et de l'identité du commerçant derrière le site, sa conformité à la réglementation et à la déontologie de la vente à distance adaptée au média internet (charte de qualité de la Fevad), la transparence et la protection des données à caractère personnel (déclaration de la CNIL). Aujourd'hui, les règles s'adressent sans distinction aux sites B to C, B to B, ou aux sites financiers, mais devraient bientôt être adaptées à la nature du site. L'audit est basé sur la constitution d'un dossier par l'entreprise. La conformité du site au référentiel du label est ensuite vérifié en ligne par des auditeurs indépendants agréés par des organismes vérificateurs comme l'ICA ou l'IRCA. L'ensemble de la procédure peut ainsi durer un mois. Mais elle varie en fonction du dégré de conformité du site aux conditions du label. Attribué pour un an, des audits de vérification annuels viennent confirmer ou annuler la labelisation. Le coût d'un tel label est de 500 euros lors de la constitution du dossier et de 250 euros chaque année pour le renouvellement de l'examen du site.

Bien que le label s'adresse aussi bien aux sites de vente de produits ou de services en ligne destinés aux particuliers, aux entreprises ou à des intermédiaires, la majorité des sites labellisés ou en cours d'audit appartiennent à l'univers B to C. De même, bien qu'ayant vocation à s'adresser à des sites européens, le label ne peut couvrir que des sites Français ou domiciliés en France, faute d'harmonisation européenne sur la législation concernant la vente à distance.

 

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Texte

[Anne-Laure Béranger, JDNet]
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