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Toovideo.com,
lancé avec 55.000 euros en fonds propres, a une idée
simple mais ambitieuse : fédérer les vidéo-clubs de France.
Pour en arriver là, le site compte proposer à
l'internaute la consultation en ligne du catalogue et des
tarifs des vidéo-clubs de quartier. Reste à convaincre
ces fameux vidéoclubs qui sont, pour l'heure, au nombre
de quatre. "Nous venons
tout juste de nous lancer, tient à préciser Sébastien Poches,
le co-fondateur du site avec David Brehm. Mais nous avons
reçu près de cinquante demandes depuis la mi-janvier et nous
nous apprêtons à les mettre en ligne. Sur les 4.500 points
de location dénombrés en France, nous espérons
devenir leader en nous fixant pour objectif d'en référencer
2.000."
Afin d'affilier les vidéo-clubs,
Toovideo.com leur offre la possibilité de créer leur propre
page au sein du site. Ce 'mini-site pro' permet de présenter
le catalogue de location, les tarifs ainsi qu'une description
du vidéo-club par l'intermédiaire d'une photo et d'un court
texte. Les points de location pourront également envoyer chaque
mois une lettre d'information aux internautes clients qui
en feront la demande afin de leur présenter leurs nouveautés,
leurs nouvelles offres ainsi que leurs promotions. Afin d'être
présents sur le site, les vidéo-clubs devront s'acquitter
d'un abonnement de 90 ou 190 francs par mois, selon qu'ils
souhaitent ou non, mettre à jour eux-même leur catalogue et
écrire leur lettre d'information.
Au delà de cette activité, Toovideo
propose également de vendre des cassettes de location et du
matériel aux dirigeants de vidéo-clubs, sans pour autant avoir
la volonté de devenir une plate-forme et de concurrencer les
grossistes actuels. "Le milieu des grossistes en location
est rempli de requins, explique Sébastien Poches. Même si
nous proposons à nos affiliés d'acheter des cassettes en vue
de les louer, nous ne sommes pas en mesure de concurrencer
les fournisseurs dans ce secteur. Il s'agit simplement d'un
service complémentaire, rendu possible grâce à notre partenariat
avec le grossiste VMD, Vidéo média distribution. Si, à terme,
cette activité s'avère intéressante et lucrative pour nous,
nous envisagerons de développer notre propre structure, et,
pourquoi pas, en absorbant notre partenaire actuel."
Pour le moment, Toovideo prélève une commission de 5% sur
les ventes réalisées par l'intermédiaire du site sur le catalogue
de VMD.
Parmi les autres projets de
Toovidéo, figure la vente de cassettes et de matériel vidéo
en ligne, même si, comme le précise Sébastien Poches, ils
n'ont pas "l'ambition de concurrencer des sites comme celui
de la Fnac. Cette activité sera également complémentaire à
notre offre de services de base." Autre source de revenus
envisagée : les bannières publicitaires dont l'activité
est encore embryonnaire, à l'image de celle du site.
Pour son exercice 2001, Toovideo
espère réaliser un chiffre d'affaires de 3 millions de francs,
et prévoit d'être rentable dans les deux ans. Sur le plan
des développements à venir, Sébastien Poches, compte faire
appel à des investisseurs extérieurs, pour gonfler le capital
afin d'envisager de nouveaux horizons. "D'ici à dix ans, explique-t-il,
nous sommes certains que les vidéo-clubs n'existeront plus
sous leur forme actuelle. La fluidité du trafic sur Internet
devrait être améliorée de telle façon que la diffusion de
films sur Internet ne posera bientôt plus de problème. A terme,
les vidéo-clubs traditionnels céderont le pas à des points
de location virtuels. D'ailleurs beaucoup travaillent actuellement
sur cette nouvelle approche de la location et nous voulons
nous positionner dès maintenant..."
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