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On ne
change pas une équipe qui gagne ! On la diversifie.
C'est l'enseignement que tire aujourd'hui Nouvelles
Frontières du fonctionnement de son système
d'enchères. Lancées
en octobre 1998 pour liquider les invendus, les enchères
ont générées en 1999, 40 millions de
chiffre d'affaires et 60 millions en 2000, pour un panier
moyen de 2.000 francs. Fort
du succès de cette formule, Nouvelles Frontières
a décider de doubler le nombre des places disponibles
par personne aux enchères. De deux maximum, elles passent
à quatre. Une manière de cibler plus particulièrement
les familles. Mais le voyagiste en ligne a décidé
d'aller plus loin en proposant deux nouvelles formules d'enchères.
La première, lancée cette semaine, est un casino.
Ouvert la nuit, du mardi 19h30 au mercredi 18h30, il propose
aux internautes de jouer au bandit mancho ou à la roulette
pour gagner entre 20 et 50% de réduction sur les invendus.
Au début de ce jeu, totalement gratuit, le joueur reçoit
100 NF (pour Nouvelles Frontières). Il peut ainsi gagner
jusqu'à 500 NF qui lui permettront d'obtenir 50% de
réduction. Enfin, la semaine prochaine, le site lancera
une nouvelle proposition appelée "3.2.1 parti",
concernant les invendus. 72 heures avant le départ,
les participants ne paieront que 72% du prix initial, 48 heures
avant, 48% du prix et 24 heures avant, 24%.
Deux opérations qui devraient
asseoir encore un peu plus la notoriété des
enchères de Nouvelles Frontières. "En moyenne,
sur les 50.000 places d'avions disponibles tous les week-end,
nous avons 3 à 4% d'invendus, explique Michel
Bré, directeur
général de Nouvelles Frontières online.
Aujourd'hui, sur les 800.000 visiteurs uniques qui se rendent
sur le site, indique Michel Bré, près de la
moitié ne viennent que pour les enchères. Et
lorsque l'on croise nos fichiers clients traditionnels et
notre fichier enchères, on se rend compte que 90% d'entre
eux sont des nouveaux clients." Une opération
intéressante pour la société qui peut
ainsi réaliser une vente sur un produit qu'elle n'aurait
pas vendu à plein tarif. Une opération également
rentable dans sa mise en oeuvre. En effet, Nouvelles Frontières
a investit quelques 2 millions de francs pour le développement
en propre de ce système, les solutions clé en
main étant jugées inadaptées aux besoins
de la société. "Nos enchères sont
courtes et notre objectif est de vendre par ce biais des produits
et non de générer de la page vue", précise
Michel Bré.
Depuis
1998, le voyagiste a implanté les enchères sur
son site en Italie, en Espagne et en Belgique. Il s'apprête
également à le lancer sur son nouveau portail
vertical, Filfog
(lire JDNet
du 8 août 2000). Les enchères ont lieu alternativement
sur chacun des sites. Le mardi en France, le lundi en Italie,
le jeudi en Belgique et le vendredi en Espagne. Filfog viendra
compléter la semaine. Tous
les articles mis en vente de cette manière sont des
produits appartenant au groupe et que la société
possède en stock. Les enchères concernent donc
les vols Corsaire, les hôtels Paladien, les croisières,
etc. Le
déstockage intervient 3 à 7 jours avant le départ
et les enchères durent entre 1h15 et 1h30.
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