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Nouvelles Frontières joue ses billets au casino virtuel
Fort du succès de ses enchères en ligne, Nouvelles Frontières lance deux nouveaux produits sur ce principe : le casino et "3.2.1.Parti", un tarif dégressif selon la date de départ. --> (Vendredi 9 février 2001)
         

On ne change pas une équipe qui gagne ! On la diversifie. C'est l'enseignement que tire aujourd'hui Nouvelles Frontières du fonctionnement de son système d'enchères. Lancées en octobre 1998 pour liquider les invendus, les enchères ont générées en 1999, 40 millions de chiffre d'affaires et 60 millions en 2000, pour un panier moyen de 2.000 francs. Fort du succès de cette formule, Nouvelles Frontières a décider de doubler le nombre des places disponibles par personne aux enchères. De deux maximum, elles passent à quatre. Une manière de cibler plus particulièrement les familles. Mais le voyagiste en ligne a décidé d'aller plus loin en proposant deux nouvelles formules d'enchères. La première, lancée cette semaine, est un casino. Ouvert la nuit, du mardi 19h30 au mercredi 18h30, il propose aux internautes de jouer au bandit mancho ou à la roulette pour gagner entre 20 et 50% de réduction sur les invendus. Au début de ce jeu, totalement gratuit, le joueur reçoit 100 NF (pour Nouvelles Frontières). Il peut ainsi gagner jusqu'à 500 NF qui lui permettront d'obtenir 50% de réduction. Enfin, la semaine prochaine, le site lancera une nouvelle proposition appelée "3.2.1 parti", concernant les invendus. 72 heures avant le départ, les participants ne paieront que 72% du prix initial, 48 heures avant, 48% du prix et 24 heures avant, 24%.

Deux opérations qui devraient asseoir encore un peu plus la notoriété des enchères de Nouvelles Frontières. "En moyenne, sur les 50.000 places d'avions disponibles tous les week-end, nous avons 3 à 4% d'invendus, explique Michel Bré, directeur général de Nouvelles Frontières online. Aujourd'hui, sur les 800.000 visiteurs uniques qui se rendent sur le site, indique Michel Bré, près de la moitié ne viennent que pour les enchères. Et lorsque l'on croise nos fichiers clients traditionnels et notre fichier enchères, on se rend compte que 90% d'entre eux sont des nouveaux clients." Une opération intéressante pour la société qui peut ainsi réaliser une vente sur un produit qu'elle n'aurait pas vendu à plein tarif. Une opération également rentable dans sa mise en oeuvre. En effet, Nouvelles Frontières a investit quelques 2 millions de francs pour le développement en propre de ce système, les solutions clé en main étant jugées inadaptées aux besoins de la société. "Nos enchères sont courtes et notre objectif est de vendre par ce biais des produits et non de générer de la page vue", précise Michel Bré.

Depuis 1998, le voyagiste a implanté les enchères sur son site en Italie, en Espagne et en Belgique. Il s'apprête également à le lancer sur son nouveau portail vertical, Filfog (lire JDNet du 8 août 2000). Les enchères ont lieu alternativement sur chacun des sites. Le mardi en France, le lundi en Italie, le jeudi en Belgique et le vendredi en Espagne. Filfog viendra compléter la semaine. Tous les articles mis en vente de cette manière sont des produits appartenant au groupe et que la société possède en stock. Les enchères concernent donc les vols Corsaire, les hôtels Paladien, les croisières, etc. Le déstockage intervient 3 à 7 jours avant le départ et les enchères durent entre 1h15 et 1h30.

[Anne-Laure Béranger, JDNet]
 
 
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