RECHERCHE

Plan du site

BOURSE

RUBRIQUES

Tous nos articles

[an error occurred while processing this directive]
 
Le Net
Noms de domaine accentués : entre pagaille et arnaque
Alors que les URL accentuées n'existent officiellement pas, les réservations s'effectuent dans la plus grande anarchie et sans contrôle. --> (Mercredi 28 février 2001)
         

>> URL accentuées : faut-il en prendre ?
Parlez-en sur le Forum

Depuis le lundi 26 février, 14 heures, c'est la ruée vers les noms de domaine accentués en ".com, .net, .org" (voir l'article JDNet du 21/02/01). Les quelque sociétés d'enregistrement qui proposent cette nouveauté ont même été amenées à renforcer leurs infrastructures pour répondre à la demande. Si aucune pré-réservation n'était officiellement possible avant lundi dernier, les registrars ont néanmoins accepté de passer en priorité, pour leurs meilleurs clients, quelque listes de noms dès l'ouverture de l'enregistrement. Les sociétés spécialisées dans le nommage ont en effet pris soin de prévenir à temps leurs meilleurs clients du lancement de ces nouvelles URL. Certaines grosses firmes françaises présentes sur Internet ont ainsi réserver près de 1.000 noms de domaines plus ou moins proches de leurs activités.

Les résultats de trois registrars français
Domainoo
Indomco
SOS-Domaines
Nombre de noms pré-enregistrés
800
500
1.000
Noms de domaines avec accents enregistrés
près de 2.000
2.200
plusieurs milliers
Tarif (en francs, HT)
280 (contre 250 francs normalement)
399
395
Audience
multipliée par deux
multipliée par trois
NC

"Nous avons enregistré 450 noms en 1/2 heure lundi et la dernière demande est tombée à 4 heures du matin, explique Raphaël Raingold, directeur marketing de Domainoo. Pour répondre à la demande, nous avons dû rajouter deux serveurs frontaux et un autre pour répartir les charges. Sans cet investissement nécessaire, nous aurions été obligés de refuser nombre de demandes." Du côté de SOS-Domaines et de Indomco, la ruée a été identique. Ce dernier annonce même 70.000 noms de domaines vérifiés par jour depuis lundi contre 20.000 en moyenne en temps normal.

Une véritable manne pour les registrars, alors que le dépôt de noms de domaine classiques en ".com" était de plus en plus saturé. Mais si le nommage accentué relance à plein le marché de l'enregistrement d'URL il risque, aussi, d'aboutir sur une ribambelle de nouveaux procès. Les registrars ont donc décidé de faire la police, mais d'une drôle de manière. "Pour éviter l'achat de noms de domaines génériques par n'importe qui, précise Pierre Berecz, directeur de la communication de Indomco, nous avons acheté un certain nombre de ces noms et nous les mettrons aux enchères d'ici quelques temps. De cette manière, nous sommes sûrs qu'ils seront achetés par des sociétés du secteur et non par des squatteurs." Une bonne façon de faire grimper les prix...

Mais les URL accentuées posent un problème bien plus important : celle de leur propre existence. Cette initiative est en effet partie d'une société asiatique qui a mis au moins un programme de traduction de caractères avec accents*. Délibérément, aucune publicité n'a été faite autour de ce nouveau dispositif. La stratégie de la société était alors d'imposer ce programme comme un standard auprès de l'IETF, la grande instance des communications internationales. Cette dernière édite des normes télécoms comparables aux normes internationales ISO. Or, pour l'heure, les noms de domaine accentués ne dépendent toujours pas d'une norme établie par l'IETF. "Pour l'instant, les gens payent mais c'est en fait une liste d'attente, indique Ludovic Pont, responsable du département des noms de domaine dans la société CVFM, éditrice du site SOS-Domaines. C'est un pari sur la reconnaissance de ces caractères, mais rien n'est encore fait. Néanmoins, nous conseillons une pré-réservation à nos clients pour qu'ils ne soient pas démunis si jamais cela devient officiel."

Autre problème : lors de l'enregistrement d'un nom de domaine accentué, il n'est pas encore possible de vérifier que le nom a bien été enregistré par son propriétaire, toutes les informations généralement nécessaires n'étant pas demandées. Les noms des contacts administratif et technique et les noms des serveurs ne sont ainsi pas exigés. Or, dans la mesure où les "whois"** ne sont pas disponibles, et ne le seront sans doute pas avant la moitié de la semaine prochaine, quelle demande pour un même nom de domaine va alors primer ? A ce jour, il est donc techniquement impossible d'affirmer quelle personne a enregistré la première un nom de domaine accentué. Dernier problème, et non des moindres : il est possible de réserver une URL sous deux formes, avec accents ou sans traduction des accents ("société.com" sous la forme "société.com"). Or, dans la pratique, ces deux URL sont identiques... Une autre belle pagaille en perspective.

* Société.com correspond en fait à société.com
** Les fiches techniques de chaque nom donnant le nom du propriétaire, de son registrar et du serveur

[Florence Santrot, JDNet]
 
 
  Nouvelles offres d'emploi   sur Emploi Center
RH PARTNERS | WordAppeal | Mobiladdict | Groupe Patrice Pichet | OCITO
 
 
Votre avis sur cette publicité
[an error occurred while processing this directive]