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A l'occasion de la présentation
des résultats 2000 du Groupe TF1 (détenu à
39,8% par le Groupe Bouygues) jeudi matin, son PDG Patrick
le Lay est revenu sur les développements en ligne de
la chaîne de télévision, en l'absence
d'Anne Sinclair, qui dirige la filiale Internet eTF1. "Nous
avons pris des décisions raisonnables dans Internet,
autour duquel il y a eu beaucoup de rêve en 2000",
a-t-il commenté en introduction. L'objectif pour cette
année est donc de se concentrer sur l'accès
sur l'édition et la distribution de contenu en ligne.
Pour cela, le PDG de TF1 compte s'appuyer sur deux axes :
TF1.fr, qui se revendique comme le premier média en
ligne français en terme d'audience (près de
50 millions de pages vues selon Cybermétrie en janvier
2001) et le portail sportif paneuropéen Eurosport.com
(TF1 ayant récemment acquis 100% de la chaîne
numérique).
Dans le courant du premier semestre, TF1.fr,
récemment refondu (cf interview
JDNet du 16/01/01), va passer sous l'outil Vignette, ce qui
ouvrira la porte à la personnalisation de l'information.
Un portail haut débit devrait également voir
le jour ainsi qu'un service en ligne vocal. Dans le courant
du deuxième semestre 2001, eTF1 devrait développer
de nouvelles thématiques comme les jeux (diffusion
et production) ou le "people". Des nouvelles versions
des sites thématiques sont également programmées
: TFou (enfants), Plurielles (femmes), Bourse, etc. Un portail
haut débit devrait également voir le jour ainsi
qu'un service vocal dans le courant de l'année.
Parallèlement, la chaîne
paneuropéenne Eurosport (et son service d'informations
en continu Eurosport News), dorénavant propriété
à part entière du Groupe TF1, va poursuivre
le développement de son concept multi-canaux (télévision,
Internet, téléphone mobile). Le site multilingue
Eurosport.com
récemment rénové (cf article
JDNet du 02/11/00) recense actuellement 900.000 visiteurs
uniques par mois et 15 millions de pages vues (source Open
AdStream).
L'apparition de nouvelles chaînes numériques,
comme LCFI (informations financières) dont le lancement
est prévu d'ici la fin de l'année, devrait être
accompagnée de projets Internet. Au cours de la conférence
de presse, les dirigeants de TF1 ont d'ailleurs annoncé
que la chaîne financière américaine CNBC
(Groupe NBC, filiale de General Electric) devrait s'associer
à ce projet audiovisuel numérique à hauteur
de 40%.
Autre alliance davantage marquée
sous le signe de l'Internet : les groupes Crédit Agricole
et TF1 ont signé jeudi un accord de co-branding pour la réalisation
et le développement d'un portail généraliste
rattaché au groupe bancaire. Ce portail offrira les
services et les produits du Crédit Agricole, enrichis des
contenus du portail tf1.fr à partir de juin 2001. Le portail
du groupe Crédit Agricole "aura vocation à être décliné au
niveau régional par chacune des 52 caisses régionales du Crédit
Agricole", précise un communiqué émis par TF1 mercredi
soir.
Les activités Internet de TF1 ont généré
un chiffre d'affaires de 4,1 millions d'euros en 2000 (environ
26 millions de francs). Un résultat qui concorde avec
les déclarations d'Anne Sinclair dans l'hebdomadaire
"Stratégies" mi-janvier : eTF1 a généré
20 millions de francs de recettes pour des dépenses
de 150 millions de francs. L'objectif est d'atteindre le seuil
de la rentabilité en 2004. La publicité représente
80% des recettes de TF1.fr, l'e-commerce représentant
20%. Au cours de la conférence de presse, Patrick Le
Lay a indiqué que le budget 2000 de eTF1, qui s'élève
à 150 millions de francs, sera renouvelé cette
année. L'effectif de la filiale Internet s'élève
à 94 personnes actuellement.
Signe des temps : on a beaucoup plus parlé du numérique
hertzien que de l'Internet au cours de la présentation
des résultats 2000 de TF1. Il faut rappeler que la
chaîne de télévision a clairement révisé
ses ambitions à la baisse en terme de développements
Internet. Son projet d'accès Internet haut débit,
annoncé l'année dernière et qui auraît
dû être déployé actuellement, reste
finalement dans les cartons (cf article
JDNet du 03/11/00). Une décisions stratégique
que justifie Patrick Le Lay par le déploiement ADSL
jugé lent au niveau national. "Lorsqu'il y aura
un vrai marché avec l'ADSL et la diffusion de streaming
par satellite, nous reviendrons", a commenté Patrick
Le Lay en marge de la conférence. Un peu de patience
ou un peu de sagesse.
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