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LibertySurf se fait coincer pour publicité mensongère par ses concurrents
AOL France et Club Internet ont attaqué en référé le FAI. En cause, les spots TV LibertySurf sur le forfait 50 heures/95 francs. --> (Lundi 30 juillet 2001)
         

L'homme-sandwich de LibertySurf (groupe Tiscali), présent ces dernières semaines à la télé dans trois spots publicitaires, n'a pas été du goût de tout le monde. Et en particulier d'AOL France et de Club Internet, qui ont visiblement mal digéré le personnage imaginé par les agences FCB Netbrand et Rouge. Le pot-aux-roses a été révélé par le quotidien Les Echos, daté du 27 juillet. Prénommé "Forfaitor", cet homme-sandwich incarnait -dixit LibertySurf en mai dernier- les "pratiques abusives des forfaits Internet" en endossant, tout à tour, le rôle de l'invité inopportun, du preneur d'otages puis du parasite. En filigrane, Forfaitor montrait donc du doigt certaines pratiques des FAI, notamment sur les engagements durée des forfaits (12 ou 24 mois) et sur la qualité réelle du service hotline. Les trois spots, qui soutenaient la nouvelle offre 50 heures/95 francs, se concluaient par la nouvelle signature du FAI : "LibertySurf, on vous préfère en liberté".

Oui, mais... Les spots oubliaient de mentionner un petit détail  : le forfait mensuel à 50 heures/95 francs de LibertySurf est en fait une offre à 20 heures par mois auxquelles s'ajoutent 30 heures offertes uniquement sur les trois premiers mois. De quoi faire sortir de leurs gonds certains FAI qui se sentaient déjà directement visés par Forfaitor. "Nous avons attaqué en référé LibertySurf le 15 juillet au tribunal de Commerce de Paris, explique-t-on chez AOL France. Il ne s'agit pas d'un règlement de compte mais de la volonté de réguler le marché en ne laissant pas se propager une communication douteuse. Depuis plusieurs semaines, à cause de cette campagne, nous avons été contraints de contacter plusieurs supports de presse qui, en dressant des comparatifs sur les forfaits Internet, se laissaient, eux aussi, berner par les 50 heures/95 francs." Plutôt échaudé, AOL France a donc attaqué LibertySurf pour publicité dénigrante, comparative et mensongère.

Même son de cloche chez Club Internet, la filiale de T-Online, qui a attaqué LibertySurf en référé le 16 juillet, mais uniquement sur le volet de la publicité mensongère. "Les deux magistrats ont constaté dès le 17 juillet la caractère trompeur de la campagne, indique un porte-parole de Club Internet. Nous avons reçu le rendu de la décision jeudi dernier. Celui-ci oblige LibertySurf à arrêter, sous astreinte financière, toute communication qui n'indiquerait pas clairement les modalités de l'offre." Si Club Internet s'est vu conforté dans sa position, en obtenant un recouvrement par LibertySurf de ses frais juridiques à hauteur de 15.000 francs, les deux magistrats n'ont en revanche pas suivi AOL France sur le terrain de la publicité dénigrante et comparative.

Vendredi après-midi, alors que le portail du FAI cultivait encore l'ambiguïté sur le forfait coupable, l'équipe marketing de LibertySurf était désespérément injoignable pour cause de séminaire. Séminaire ou cellule de crise ?

[Rédaction, JDNet]
 
 
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