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L'homme-sandwich
de LibertySurf
(groupe Tiscali), présent ces dernières
semaines à la télé dans trois
spots publicitaires, n'a pas été du
goût de tout le monde. Et en particulier d'AOL
France et de Club
Internet, qui ont visiblement mal digéré
le personnage imaginé par les agences FCB Netbrand
et Rouge. Le
pot-aux-roses a été révélé
par le quotidien Les
Echos, daté du 27 juillet.
Prénommé
"Forfaitor", cet homme-sandwich incarnait
-dixit LibertySurf en mai dernier- les "pratiques
abusives des forfaits Internet" en endossant, tout
à tour, le rôle de l'invité inopportun,
du preneur d'otages puis du parasite.
En filigrane, Forfaitor montrait donc du doigt certaines
pratiques des FAI, notamment sur les engagements durée
des forfaits (12 ou 24 mois) et sur la qualité
réelle du service hotline. Les trois spots, qui
soutenaient la nouvelle offre 50 heures/95 francs, se
concluaient par la nouvelle signature du FAI :
"LibertySurf, on vous préfère en
liberté".
Oui,
mais... Les spots oubliaient de mentionner un petit
détail : le forfait mensuel à 50
heures/95 francs de LibertySurf est en fait une offre
à 20 heures par mois auxquelles s'ajoutent 30
heures offertes uniquement sur les trois premiers mois.
De quoi faire sortir de leurs gonds certains FAI qui
se sentaient déjà directement visés
par Forfaitor.
"Nous avons attaqué en référé
LibertySurf le 15 juillet au tribunal de Commerce de
Paris, explique-t-on chez AOL France. Il ne s'agit pas
d'un règlement de compte mais de la volonté
de réguler le marché en ne laissant pas
se propager une communication douteuse. Depuis plusieurs
semaines, à cause de cette campagne, nous avons
été contraints de contacter plusieurs
supports de presse qui, en dressant des comparatifs
sur les forfaits Internet, se laissaient, eux aussi,
berner par les 50 heures/95 francs." Plutôt
échaudé, AOL France a donc attaqué
LibertySurf pour publicité dénigrante,
comparative et mensongère.
Même
son de cloche chez Club Internet, la filiale de T-Online,
qui a attaqué LibertySurf en référé
le 16 juillet, mais uniquement sur le volet de la publicité
mensongère. "Les deux magistrats ont constaté
dès le 17 juillet la caractère trompeur
de la campagne, indique un porte-parole de Club Internet.
Nous avons reçu le rendu de la décision
jeudi dernier. Celui-ci oblige LibertySurf à
arrêter, sous astreinte financière, toute
communication qui n'indiquerait pas clairement les modalités
de l'offre." Si Club Internet s'est vu conforté
dans sa position, en obtenant un recouvrement par LibertySurf
de ses frais juridiques à hauteur de 15.000 francs,
les deux magistrats n'ont en revanche pas suivi AOL
France sur le terrain de la publicité dénigrante
et comparative.
Vendredi
après-midi, alors que le portail
du FAI cultivait encore l'ambiguïté
sur le forfait coupable, l'équipe marketing de
LibertySurf était désespérément
injoignable pour cause de séminaire. Séminaire
ou cellule de crise ?
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