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Entre
4.000 et 5.000 ventes quotidiennes : c'est le premier
chiffre connu de l'activité commerciale d'Amazon
France depuis son lancement en août 2000.
Cette information, obtenue de bonne source par le JDNet
et qui correspond à l'activité du marchand
depuis mi-juillet, placerait Amazon.fr non loin de la
Fnac
sur le marché des produits culturels en ligne
et nettement devant Alapage,
alors que les estimations d'activité, basées
notamment sur les mesures d'audience des sites, donnaient
le marchand américain net perdant.
Avec un panier moyen pour
un marchand de ce type situé entre 200 et 250
francs, le chiffre d'affaires quotidien d'Amazon dépasserait
le million de francs. Contacté par le JDNet,
Georges Aoun, président d'Amazon France, s'est
refusé à commenter ces résultats...
mais ne les dément pas : "Nous n'avons pas
pour habitude de commenter quelque chiffre que ce soit
sur Amazon France. Néanmoins, ces estimations
sont effectivement assez proches de la réalité."
Sur le second semestre,
le JDNet estime, à partir des mêmes bases,
que les ventes d'Amazon France atteindraient au bas
mot 160 millions de francs et probablement près
de 200 si Noël produit son effet accélérateur
traditionnel (+ 40 % par rapport au troisième
trimestre).
Ces chiffres, s'ils se
confirment, seraient une heureuse surprise pour le marchand
: selon
les estimations données par la Fnac en juillet,
le chiffre d'affaires réalisé par l'enseigne
du groupe PPR sur Internet au premier semestre 2001
était de 85,5 millions de francs (Lire l'article
du JDNet). La pente "naturelle" du
commerce électronique pourrait amener la Fnac
autour de 170 millions de francs sur le second semestre.
De son coté, Alapage, filiale de Wanadoo, enregistrerait
45.000 commandes mensuelles. Pour un panier moyen oscillant
entre 220 et 250 francs, les revenus du site se situeraient
actuellement entre 10 et 11,5 millions de francs par
mois, à comparer aux 27 millions que dégagerait
Amazon...
De
tels résultats contrastent avec l'audience du
site Amazon.fr, sensiblement inférieure à
celle de ses deux concurrents, la Fnac et Alapage, selon
les panelistes. Interrogé sur ce point, Georges
Aoun explique que les mesures d'audience ne reflètent
pas l'activité commerciale d'Amazon.fr : "Les
chiffres d'audience ne rendent pas compte de l'international,
qui représente un peu moins de 50 % de nos
ventes, ni des connexions au bureau. Et surtout, ils
ne disent rien sur notre taux de transformation".
Un taux qui reste secret-défense mais a probablement
été stimulé par les campagnes intensives
de marketing direct menées par Amazon depuis
plusieurs semaines, notamment à travers des chèques-cadeaux
de 50 francs proposés par différents sites
partenaires.
Interrogé sur les
rumeurs récurrentes annonçant la fermeture
ou la vente d'Amazon France (la Fnac ayant été
citée dernièrement comme un repreneur
potentiel par "Le Nouvel Economiste"), Georges
Aoun dément à nouveau tout projet de ce
type. En juillet dernier, le nouveau patron de la filiale
française du groupe américain (il a remplacé
à ce poste Denis Terrien), opposait déjà
dans une interview au JDNet un "démenti
formel" aux informations faisant état de
la fermeture ou d'un rattachement opérationnel à la
branche britannique d'Amazon. "Notre centre de
distribution en France, près d'Orléans, est notre pièce
maîtresse. Nous y avons effectué d'importants investissements",
affirmait-il.
Les douze premiers mois
d'Amazon en France ont été mouvementés,
marqués notamment par le départ de cinq
de ses dirigeants. Dans le dernier numéro de
Newbizz, Cécile Moulard, ex-directrice du marketing,
évoque une pression intense venant "des
analystes et des journalistes, mais aussi du milieu
de l'e-business (...) et surtout de la hiérarchie
de l'entreprise". Les premiers chiffres publiés
par le JDNet inciteraient plutôt Georges Aoun
et sa maison-mère à persévérer,
même s'ils ne donnent aucune idée des pertes
- probablement très importantes - qu'enregistre
le marchand américain. Rendez-vous lors de la
publication de chiffres, officiels ceux-là.
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