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La plate-forme dédiée
aux comités d'entreprises, CanalCE.com
vient de boucler un premier tour de table de 4 millions
de francs auprès de Socadif (Groupe Crédit
Agricole) et de business angels comme Philippe Charrier,
PDG de Procter&Gamble.
Ces derniers rejoignent dans le capital de la société
Coach Invest et les co-fondateurs,
qui conservent le contrôle de la structure.
Sandra
Le Grand, la présidente de CanalCE, veut profiter
de cet apport de fonds propres pour populariser ses
services d'intermédiation avec les fournisseurs
auprès des 28.226 comités d'entreprises
selon l'INSEE (et non 40.000 comme indiqué
précédemment, NDLR) qui existent en
France. "Si nous visons avant tout les entreprises
qui emploient de 100 à 400 salariés, nous
ne nous interdisons pas de courtiser des sociétés
hors de notre cible", estime-t-elle. Pour renforcer
sa présence au sein des comités d'entreprises,
Canal CE avait déjà racheté récemment
le fonds de commerce de Passeport Multi Services, une
entreprise de services du secteur.
Car
le métier de CanalCe ne passe pas uniquement,
selon Sandra Le Grand, par la mise à disposition
d'un catalogue de fournisseurs sur Internet pour les
comités d'entreprises. "Notre mission consiste
également à packager les offres de services,
explique-t-elle. Nous avons besoin d'une réélle
présence sur le terrain pour aller négocier
avec les fournisseurs et c'est pour cela qu'on ne peut
pas se contenter d'être 100% Internet." Pour
cette raison, elle estime que sa société
n'évolue pas dans la même sphère
que MisterCE, SuperCE ou Comite-entreprise.com, trois
sites également positionnés sur le créneau
des comités d'entreprises sur Internet. "Nous
les considérons pas comme riveaux, car ils sont
focalisés sur l'information en direction des
comités d'entreprises", explique-t-elle.
Le
concept de CanalCE, aurait séduit selon elle,
"600 comités d'entreprises, dont ceux de
Nouvelles Frontières ou Coca-Cola". Fort
de ces chiffres Canal CE, vise "un volume d'affaires
de 22 millions de francs" cette année et
"un chiffre d'affaires de 6 à 8 millions
de francs". Le point mort de la société,
qui emploie 23 personnes, devant être atteint
"au premier trimestre 2002".
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