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En proie à des
problèmes de trésorerie, le site de voyages
en ligne Promovacances.com
cherche un repreneur industriel. Selon Poliris
(ex FTD-France Télématique Diffusion),
son éditeur, des négociations sont actuellement
en cours et un candidat se profilerait à l'horizon,
même si la societé ne souhaite pas révéler
son identité. Seul indice, il s'agit d'une société
déjà présente sur Internet qui
compte, par cette acquisition renforcer sa présence
sur le Web.
La cible est de taille.
Créé en 1996 sur le Minitel et accessible
sur Internet depuis 1998, le voyagiste en ligne a réussi
à se hisser à la deuxième place
des voyagistes en ligne, juste derrière Nouvelles-Frontières.
Depuis son lancement il multiplie par deux son volume
d'affaires chaque année : de 44 millions de francs
en 1998, le chiffre d'affaires aurait atteint 92 millions
en 1999 et 200 millions en 2000 (pour 25 millions de
pertes). Des résultats qui permettaient au groupe
d'envisager un volume d'affaires de 380 millions de
francs en 2001 et d'annoncer la rentabilité à
la fin de l'année.
Quelles sont alors les
raisons de ce retournement?
"Elles sont
multiples", répond Denys
Chalumeau, PDG du groupe Poliris. La première
découle d'un été en demi teinte.
Alors que Promovacances comptait réaliser un
volume d'affaires de 137 millions de francs sur les
mois de juillet et d'août, il a dû se contenter
de 107 millions. Soit un écart de 30 millions
de francs qui, étant donnée l'activité
de tour opérateur de la société,
s'est traduit par un trou de 30 millions dans sa trésorerie.
En effet, Promovacances n'est pas seulement un distributeur.
50% de son activité est issue de la production
de voyages (tour opérateur) et de leur distribution.
Un modèle qui, s'il permet d'offrir des prix
intéressants et une disponibilité de dernière
minute, souffre des trop fortes variations conjoncturelles
et peut fragiliser l'équilibre financier d'une
société dans la mesure où elle
est amenée à acheter les prestations au
préalable. "Cet accident de parcours aurait
pu facilement être comblé sur le mois de
septembre, s'il n'y avait pas eu les attentats aux Etats-Unis,
ajoute Denys Chalumeau. Par rapport aux 45 millions
de francs de volume d'affaires anticipés en septembre,
nous n'en avons réalisé que 33."
Les désistements ne concernent d'ailleurs pas
seulement les destinations à risque,
mais aussi des pays comme l'Egypte, l'Espagne, la Grèce
et l'Italie.
Outre Promovacances, c'est
tout le pôle tourisme du groupe Poliris qui sera
cédé pour un montant qui reste encore
inconnu. La vente inclut donc DécisionVoyages,
site dédié aux voyages d'affaires (Lire
l'article
du JDNet du 04/06/01), et AirPromo,
site spécialisé dans les vols secs, en
test pendant tout l'été et qui devait
être lancé prochainement. Les négociations
portent également sur la reprise du personnel
et de la structure de Promovacances, soit une centaine
de personnes. En ce qui concerne les divers partenariats
marketing et commerciaux noués par le voyagiste
avec des sociétés comme Canal Plus, ceux-ci
restent pérennes, précise la direction
du site. Quant au modèle de tour opérateur,
il y a de fortes chances qu'il soit abandonné.
En effet, si dans les six à douze mois à
venir, de fortes opportunités peuvent exister
pour des sites comme Lastminute/Dégriftour en
raison de l'attrait du prix, il en va tout autrement
des tours opérateurs, frappés de plein
fouet par cette crise. Egalement éditeur du site
Seloger.com,
le groupe Poliris devrait dorénavant concentrer
ses activités sur le secteur de l'immobilier.
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