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Depuis le troisième
trimestre 2000, Yahoo
Etats-Unis s'est attelé à développer
une politique de services payants. Ce virage stratégique
a été pris pour répondre à
la morosité observée sur le marché
publicitaire en ligne. Si les fonctionnalités
de base restent gratuites (recherche, mails, hébergement
de pages personnelles), Yahoo US a développé
en parallèle des espaces "premium"
à partir de services à valeur ajoutée.
L'objectif final étant de déployer l'ensemble
de ces services "premium" sur son réseau
international. "En fait, il n'existe qu'un seul
service qui a été totalement basculé
à l'international, indique Clothilde de Mersant,
en charge des développements des services payants
chez Yahoo France. C'est le service d'enchères
en ligne."
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Des
exemples de services "premium" de Yahoo
US |
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Services
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Descriptifs
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Yahoo
Mail
(Service
de courrier e-mail)
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Lancé en février 1999
- Propose une option de mémoire espace
de 25 Mo pour 19,99 dollars.
- Comprend des services annexes (antivirus, antispam,
etc.)
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Yahoo
Personals
(Service
de petites annonces de rencontres) |
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Lancé en octobre 2001
- Divers paliers de tarification fixés
: 89,95 dollars pour un an, 42.95 dollars pour
trois mois, 19,95 dollars pour un mois
- Possiblité de souligner des éléments
de la description.
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Yahoo
Auctions
(Service
d'enchères en ligne) |
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Lancé en décembre 2000
- Dépôt payant d'articles (ponction
différente en fonction de la nature du
produit)
- Pas de commission
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GeoCities
(Service d'hébergement de pages persos) |
-
GeoCities Pro : un nom de domaine spécifique,
25 Mo, cinq adresses mails, cinq sous-domaines.
Tarif : 8,95 dollars par mois.
- GeoCities Webmasters : un nom de domaine, 50
Mo, 10 adresses mails, 10 sous-noms de domaine,
mot de passe protégé... Tarif :
11,95 dollars par mois.
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Yahoo
Express
(Service
de soumission payante pour le référencement)
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- le service est passé de 199 dollars à
299 dollars.
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Sur ce service, depuis
décembre 2000, les internautes américains
peuvent déposer leurs offres d'enchères
pour un montant qui varie de 20 cents à 2 dollars
en fonction du produit. Une nouvelle politique qui a
eu pour premier effet une chute drastique du nombre
de produits déposés au cours des premières
semaines. La presse évoquait à l'époque
une chute de 80%. "Le passage au modèle
payant a toutefois permis de gagner en terme de qualité",
précise Clothilde de Mersant. La représentante
de Yahoo
France indique que la fourchette de conversion des
utilisateurs américains vers les services payants
varie, selon les cas, entre 0,5 et 15%. Un écart
qui laisse encore une part importante aux revenus publicitaires :
à 80%, le chiffre d'affaires de Yahoo.com repose
toujours sur l'e-pub.
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Une
pléiade de services payants
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Parmi les déclinaisons
"premium" réussies se trouve notamment
le service payant de Yahoo Mail, inauguré
en février 1999. Celui-ci propose un espace mémoire
supplémentaire pour archiver plus de courrier.
Le service de petites annonces (Yahoo Personals),
payant depuis le début du mois d'octobre, est
également en vogue au point de s'afficher au
centre de la page d'accueil de Yahoo.com. Le service
de référencement payant Yahoo Express,
qui permet aux webmasters d'enregistrer plus rapidement
leur site sur l'annuaire, emporte également une
vive adhésion.
Dans le même temps,
Yahoo Etats-Unis a exploré de nouvelles voies
sur le modèle payant. C'est le cas des services
liés aux pages personnelles. Son service ad'hoc,
GeoCities, propose une aide en ligne payante
de création de pages Web pour les internautes
amateurs. L'offre GeoCities Webmasters est destinée,
comme son nom l'indique, aux webmasters plus chevronnés.
Elle comprend notamment des softwares permettant de
perfectionner leurs propres pages. GeoCities propose
également la mise en place de boutique en ligne
de base avec son propre nom de domaine. Une offre qui
reste toutefois moins élaborée que celle
développées à travers la ligne
de produits BtoB Yahoo Store.
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"Pour
Yahoo, c'est le volume qui fait la force"
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Côté Europe,
l'annuaire rencontre quelques difficultés à
calquer le modèle américain. En France,
Clothilde de Mersant met en exergue des obstacles importants.
Parmi eux, la taille du marché. Un facteur qui
doit être pris en compte pour lancer un produit.
"On recense actuellement 15 millions d'internautes
en France. C'est un petit marché par rapport
aux Etats-Unis. Les produits que nous proposons sont
à faible marge et c'est le volume qui fait notre
force", précise la représentante
de Yahoo France. Pour décliner les services payants
déjà lancés aux Etats-Unis, Yahoo
France prend donc en compte l'aspect "time to market".
En surfant sur la même vague que les autres annuaires
francophones comme Nomade, le portail français
va ainsi décliner en novembre prochain son service
de référencement payant d'abord à
destination des professionnels puis du grand public
(Lire l'enquête
du JDNet du 18/09/01).
Autre sujet délicat
: la règlementation juridique et fiscale sur
les paiements en France. "Nous cherchons à
mettre en place un moyen de règler les transactions
en ligne de manière simple et en toute confiance,
à l'instar de Yahoo Pay Direct aux Etats-Unis.
Mais, actuellement, nous n'avons pas trouvé de
système de micro-paiement adéquat en France",
indique Clothilde de Mersant. Aux Etats-Unis, Yahoo
Pay Direct est un compte bancaire virtuel, qui a été
monté avec la banque HSBC
et qui permet à un internaute d'unifier ses transactions
sur Yahoo.com. Ce type de service est actuellement impossible
à transposer en France car sa mise en place passe
nécessairement par un accord écrit de
la part de l'internaute. "La règlementation
sur la signature électronique évolue mais,
actuellement, si une facture en ligne a une valeur juridique,
l'administration fiscale ne la reconnaît pas",
regrette Clothilde de Mersant.
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Construire
une plate-forme de paiement
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Le débat est loin
d'être franco-français. Plus globalement,
l'Union européenne est en cours d'harmonisation
fiscale. Un sujet qui n'a pas lieu d'être aux
Etats-Unis. Pour s'y préparer, Yahoo Europe élabore
actuellement une nouvelle plate-forme européenne
de paiement électronique. Le portail a entamé
une collaboration avec l'Allemand Bibit (Lire l'article
de JDNet Solutions du 31/08/01) pour mettre en place
un système de paiement par cartes bancaires.
Dans cette volonté
de mettre en place de nouveaux services payants, un
dernier point -et non des moindres- reste la réflexion
autour des contenus à valeur ajoutée.
"Nous réfléchissons à la manière
de proposer de l'information exclusive", explique
Clothilde de Mersant. Des pistes sont ainsi explorées
autour de thèmes porteurs comme le sport, la
finance ou les jeux en lignes. Le contrat de sponsoring
signé récemment avec la FIFA
(Fédération International Football Association)
va par exemple permettre à Yahoo de disposer
d'une place privilégiée pour couvrir le
Mondial 2002. Le portail devrait développer le
site officiel de la compétition. Une occasion,
peut-être, de dérouler un "tapis rouge
payant" pour les amateurs de sport qui veulent
suivre l'événement sur Internet.
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