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La quête du Graal.
A la recherche de la solution de paiement qui permettrait
de rassurer définitivement les internautes, les
prestataires de l'Internet multiplient les nouveaux
concepts. Cette fois, l'initiative revient à
Paymentech,
un éditeur de solutions de paiement, et à
GO Pin,
fournisseur de solutions marchandes. Les deux sociétés
viennent de lancer aux Etats-Unis un nouvel outil de
paiement destiné aux sites de e-commerce.
Baptisé "Bill
me Later", il permet aux internautes de ne pas
laisser leur numéro de carte sur Internet et
de pouvoir bénéficier d'un paiement différé
de 25 jours, comme s'ils payaient par carte bancaire.
Seule contrainte : les cyberclients doivent laisser
leurs coordonnées complètes sur le site
marchand. A la fin du mois, ces derniers reçoivent
une facture récapitulant l'ensemble des transactions
passées auprès des marchands ayant souscrit
à cette solution. Ils ont alors le choix de payer
celle-ci dans son intégralité ou d'échelonner
les paiements dans le temps.
"Bill Me Later"
réadapte en fait pour les besoins de la vente
à distance, et d'Internet en particulier, une
solution mise en place depuis des décennies par
les magazines américains pour faciliter le paiement
des abonnements. Une solution également utilisée
par un certain nombre de fondations outre-Atlantique.
Seule différence : dans le cas présent,
ce n'est pas le marchand qui prend, à moyen terme,
le risque de la transaction, mais Paymentech. Celui-ci
a d'ailleurs la possibilité de rejeter une demande
de crédit, puisqu'il s'agit bien, in fine, d'une
forme dématérialisée de crédit.
Pour les marchands, "Bill
Me Later" a un premier impact évident :
comme aucun numéro de carte n'est saisi, les
dispositifs pour sécuriser les paiements en ligne
sont quasi inexistants. En conséquence, les commissions
prélevées par le prestataire sont également
moins élevées. Reste à savoir si
cette solution réussira à séduire
les internautes et permettra donc d'augmenter de manière
significative les achats sur Internet alors que ces
derniers connaissent une baisse certaine depuis la rentrée.
Selon Harris Interactive et Nielsen NetRating, le e-commerce
BtoC entre août et septembre aux Etats-Unis serait passé
de 5,6 milliards de dollars à 4,7 milliards par mois.
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