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Bill me Later : le paiement différé sans carte, ni chèque
Proposée par Paymetech et Go Pin, Bill Me Later est une nouvelle solution de paiement en ligne à mi-chemin avec la notion de crédit. --> (Lundi 5 novembre 2001)
         

La quête du Graal. A la recherche de la solution de paiement qui permettrait de rassurer définitivement les internautes, les prestataires de l'Internet multiplient les nouveaux concepts. Cette fois, l'initiative revient à Paymentech, un éditeur de solutions de paiement, et à GO Pin, fournisseur de solutions marchandes. Les deux sociétés viennent de lancer aux Etats-Unis un nouvel outil de paiement destiné aux sites de e-commerce.

Baptisé "Bill me Later", il permet aux internautes de ne pas laisser leur numéro de carte sur Internet et de pouvoir bénéficier d'un paiement différé de 25 jours, comme s'ils payaient par carte bancaire. Seule contrainte : les cyberclients doivent laisser leurs coordonnées complètes sur le site marchand. A la fin du mois, ces derniers reçoivent une facture récapitulant l'ensemble des transactions passées auprès des marchands ayant souscrit à cette solution. Ils ont alors le choix de payer celle-ci dans son intégralité ou d'échelonner les paiements dans le temps.

"Bill Me Later" réadapte en fait pour les besoins de la vente à distance, et d'Internet en particulier, une solution mise en place depuis des décennies par les magazines américains pour faciliter le paiement des abonnements. Une solution également utilisée par un certain nombre de fondations outre-Atlantique. Seule différence : dans le cas présent, ce n'est pas le marchand qui prend, à moyen terme, le risque de la transaction, mais Paymentech. Celui-ci a d'ailleurs la possibilité de rejeter une demande de crédit, puisqu'il s'agit bien, in fine, d'une forme dématérialisée de crédit.

Pour les marchands, "Bill Me Later" a un premier impact évident : comme aucun numéro de carte n'est saisi, les dispositifs pour sécuriser les paiements en ligne sont quasi inexistants. En conséquence, les commissions prélevées par le prestataire sont également moins élevées. Reste à savoir si cette solution réussira à séduire les internautes et permettra donc d'augmenter de manière significative les achats sur Internet alors que ces derniers connaissent une baisse certaine depuis la rentrée. Selon Harris Interactive et Nielsen NetRating, le e-commerce BtoC entre août et septembre aux Etats-Unis serait passé de 5,6 milliards de dollars à 4,7 milliards par mois.

[Anne-Laure Béranger, JDNet]
 
 
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