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Juste après le
rachat de la société Message Media, DoubleClick
annonçait officiellement, en juin 2001, le début
de la commercialisation de son offre d'e-mail marketing
en Europe et sur le marché de Asie-Pacifique.
Distinct de la division média, cette activité
revêt aujourd'hui une importance toute particulière
pour la société qui vient précisémment
de céder sa régie publicitaire européenne
à AdLink (lire l'article
du JDNet du 14 novembre 2001). Recentrage, repositionnement
de ses activités, DoubleClick TechSolutions,
via Patrick Roger, directeur régional pour l'Europe
du Sud, explique le positionnement de la société
sur ce marché et ses choix en termes de patenariat.
Vous
avez lancé votre offre d'e-mail marketing en
juin 2001 pour toute l'Europe. Sur un marché
de plus en plus encombré. Quel est votre positionnement
?
Patrick Roger. D'abord, l'activité d'e-mailing
que nous proposons depuis juin dans toute l'Europe ne
dépend pas du département médias,
mais de la division TechSolutions de la société.
Ensuite, le démarrage effectif de notre activité
en Europe a commencé le 1er octobre avec la création
du Data-Center. Notre volonté n'est pas, comme
beaucoup d'acteurs sur ce marché, d'être
un intégrateur. Nous voulons uniquement développer
une technologie, Dart-Mail, qui puisse s'imposer comme
un standard de l'e-mail marketing. Un peu comme nous
l'avons fait avec le servuer d'e-publicité Dart.
Nous souhaitons rester un modèle ouvert. Nos
clients resteront libres de choisir leur agence de communication
ou leur fichiers. Nous n'interviendrons qu'en tant que
fournisseur d'un gestionnaire de campagne d'e-mail marketing
capable de gérer les envois et la remontée
d'informations. Une technologie que nous maîtrisons
suite à l'acquisition de Message Media et que
nous fournissons à nos clients sous la forme
de logiciel ou en mode ASP.
Après quelques mois d'activité en Europe,
quelle est votre perception du marché européen
en général et du marché français
en particulier ?
Le marché européen est loin d'être
mature. Les propriétaires de bases de données
mails sont en général peu enclins à
les partager avec des tiers. Dans une logique de recrutement,
plusieurs fichiers sont donc nécessaires pour
pouvoir procéder à une campagne d'e-mailing.
Il se pose donc des problèmes d'homogénéité
des bases, de dédoublonnage et de qualité
des données en général. Aujourd'hui,
le plus important pour une société comme
la notre, dans ce contexte, est de nommer un tiers certificateur
qui soit totalement indépendant de DoubleClick
et qui puisse certifier la qualité des bases
et du travail qui sera effectué dessus. C'est
lui qui récupèrera les informations et
les retravaillera pour fabriquer la campagne. Nous devrions
bientôt signer avec cette société
dont nous ne pouvons pas encore révéler
le nom. C'est en tout cas une société
connue pour son activité de tiers de confiance
dans le off-line et qui est capable de la transposer
sur Internet. Par ailleurs, nous ne travaillerons qu'avec
des partenaires qui sont en opt-in.
Aujourd'hui,
que représente DoubleClick sur cette activité
e-mailing et quelles sont vos perspectives en Europe
?
Nous nous positionnons comme le leader du marché
sur l'e-mail marketing dans le monde avec 750 millions
de messages par mois pour plus de 250 clients. Aujourd'hui
en France, nous avons nos clients Dart.
Nous comptons sur les synergies des deux modes de fonctionnement
pour acquérir de nouveaux clients pour Dart Mail.
Pour l'instant, sur une centaine en France, nous en
comptons 15.
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