|
Une
page se tourne en matière de financement Internet.
Face au tassement des opérations de capital-risque
en France depuis le début de l'année,
l'Etat a décidé de prêtre main forte
en lançant d'ici quelques semaines les "bridges
publics". Une mesure confirmée par Lionel
Jospin, mercredi dernier, lors de son allocution devant
l'Electronic
Business Group (lire l'article
JDNet du 15/11/01). Le Premier ministre y a indiqué
la création d'un "fonds de co-investissement"
dédié aux entreprises innovantes d'ici
la fin de l'année, doté d'un "montant initial
de 60 millions d'euros".
"Cette
mesure a vu le jour en octobre dernier dans le cadre
du plan de consolidation de la croissance, explique-t-on
à Matignon. Elle répond surtout au constat
que les deuxièmes et troisièmes tours
de table sont aujourd'hui difficiles à boucler
tant les investisseurs se concentrent sur les sociétés
qu'ils ont déjà en portefeuille. Or cette
situation met en péril bon nombre d'entreprises
innovantes." Conçu comme un outil de transition
permettant aux start-up de passer le cap, ce fonds "jeunes
entreprises" sera géré par la Caisse
des Dépôts et devrait être opérationnel
dès janvier prochain.
Sur
le plan des modalités, le fonds sera réservé
aux entreprises de moins de sept ans d'âge et
présentant une forte composante technologique.
Aucune hauteur de plafond en matière de montant
investi n'a pour l'heure filtré. "Les opérations
seront réalisées dans le but de compléter
ou de renouveler des tours de table, souligne-t-on à
Bercy, où la mesure a été conçue.
Le fonds investira aux côtés d'amorceurs
ou de capital-risqueurs et à leur demande."
Pour augmenter la puissance de feu de ce nouveau fonds,
si la période de manque de visibilité
perdure pour les start-up, une participation complémentaire
de la Banque européenne d'investissement sera négociée.
Reste à savoir si cette nouvelle manne provoquera
le déclic tant attendu parmi les investisseurs
privés.
|