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Le
23 août dernier, lors des universités d'été de
la communication de Hourtin (Gironde), l'annonce de
Martin Vial avait agité le landerneau de la Net-économie
française. Le président de La
Poste avait alors révélé qu'il
comptait boucler, "dans les prochains mois", le tour
de table d'une société de financement Internet afin
"d'accroître le levier financier" du groupe
public tout en lui permettant de "garder le contrôle
de ses filiales stratégiques".
Trois
mois après cette annonce, la future structure
de capital-risque de La Poste prend corps. Son activité
devrait débuter d'ici mars prochain en s'appuyant
sur des partenaires financiers et industriels. Intégrée
au sein de Sofipost, la société holding
des filiales Internet de La Poste, la structure est
désormais pilotée par Hervé Schricke
qui vient d'être nommé chargé de
mission. Issu de la place financière (depuis
1988 l'homme a été successivement directeur
général de la Banque CSIA et de la Financière
Natexis), Hervé Schricke quitte ainsi ses fonctions
de directeur général de MeilleurTaux.com,
le portail dédié au crédit qu'il
avait rejoint, et financé en fonds propres, en
novembre 1999.
JDNet.
Pour quelles raisons avez-vous choisi de rejoindre Sofipost
à la tête de la future structure de capital-risque de
La Poste ?
Hervé Schricke. Le challenge qui m'est
proposé au sein du groupe La Poste m'apporte l'opportunité
de conjuguer deux expériences. Celle d'un financier
dans le capital investissement, acquise à la tête de
la Financière Natexis, et celle d'entrepreneur, acquise
au sein de Meilleurtaux.com, une start-up pionnière
dans son secteur, avec tout ce que cela implique en
terme d'adaptation aux réalités quotidiennes. J'ai donc
été des deux côtés du miroir. Aujourd'hui, avec cette
double approche et grâce à l'appui d'un grand groupe
de services, je pense être armé pour anticiper les enjeux
et les défis qui attendent les sociétés dans lesquelles
nous investirons. Le moment, de plus, me paraît tout
à fait opportun.
Quelles
vont être vos priorités dans les semaines à venir ?
La
priorité est aujourd'hui à la mise en oeuvre d'une première
étape destinée à finaliser la documentation et à lever
les capitaux. Nous commençons donc à prendre des contacts
dans un contexte certes difficile, mais dont le caractère
contra-cyclique constitue paradoxalement un atout. Pour
se faire, je vais bien entendu constituer une équipe
de professionnels issus à la fois du groupe La Poste
et de l'externe.
Voir
La Poste prendre pied dans le monde du capital-risque
peut paraître surprenant. Estimez-vous que cette
future structure a toute sa légitimité dans la chaîne
du financement des NTIC ?
L'engagement
de La Poste dans les NTIC ne date pas d'hier et son
président, Martin Vial, en a fait l'un des nouveaux
moteurs de croissance du groupe. Depuis de nombreuses
années, La Poste investit dans les NTIC qui sont déjà
largement intégrées à son offre. Il est donc aujourd'hui
légitime que le groupe souhaite tirer le meilleur parti
des atouts dont il dispose, à l'instar d'autres groupes
industriels ou de services, en renforçant ses moyens
industriels et financiers. La Poste apportera ainsi
son soutien à des entrepreneurs, dans un environnement
qu'elle connaît.
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