|
La pépinière
d'entreprises high-tech, Paris Cybervillage a fait le
plein. Un an quasiment après sa création,
cet espace de 1.600 m², situé dans le XIXème
arrondissement de la capitale, accueille désormais
dix start-up alors que sa capacité a été
fixée à douze entreprises. Le contrat
de services, qui permet aux sociétés de
bénéficier de bureaux, d'accès
haut-débit, ainsi que d'autres prestations diverses,
a séduit les jeunes pousses Netjobit, AXS Marine,
Editoo, Exalead, DirectSkills, Plurimind, Special Chem,
Elko et Websters, les deux dernières étant
des filiales de sociétés étrangères.
Lors de la dernière
année, deux sociétés, dont Assurway,
auront toutefois déposé le bilan peu après
leur entrée dans la pépinière.
Paris
Cybervillage se sent désormais un peu à
l'étroit et compte se donner une nouvelle dimension.
La structure, soutenue par Paris Développement, dirigée
par l'ancien Ministre du budget Christian Sautter, et
financée par la Ville de Paris et la Chambre de Commerce,
devrait ainsi ouvrir une deuxième pépinière,
toujours dédiée aux sociétés
technologiques Internet, au boulevard MacDonald's, toujours
dans le XIXème, d'ici la fin du mois de mai 2002.
Dans cette optique, la
Régie immobilière de la Ville de Paris
(RIVP) a acquis, pour 3,35 millions d'euros, un immeuble
de 3.000 m², qui jouxtera le siège parisien
de l'opérateur mobile Orange, et qui aura nécessité
3,11 millions d'euros de travaux d'aménagement,
dont 0,76 million amené par le Conseil régional
d'Ile de France. Le montant du contrat de services proposé
aux entreprises sera quasiment identique à celui
du premier établissement puisqu' il devrait tourner
"autour de 230 euros hors taxes par m² et
par an", selon Jacques Leroux, le responsable des
deux pépinières. Sachant qu'en moyenne,
selon les études, le prix du m² du bureaux
à Paris varierait entre 230 et 840 euros hors
taxes et hors charges.
Même si Paris Cybervillage,
n'est pas un incubateur et ne prend donc pas de participations
dans les sociétés, il tentera d'appliquer
des méthodes d'investisseurs pour sélectionner
ses jeunes pousses à l'entrée. Le énième
site d'enchères ou portail immobilier aura ainsi
peu de chancer d'obtenir le gîte et le couvert
dans la pépinière, selon ses dirigeants.
"La première condition sera d'avoir un fort
contenu technologique dont nous ferons l'examen, explique
Jacques Leroux. La société devra également
avoir moins de deux ans et pouvoir présenter
un premier bilan comptable. Et nous nous assurerons
qu'elle dispose de fonds propres suffisants pour assurer
un développement qui nécessite plusieurs
dizaines de mètres carrés de locaux."
En clair, cette pépinière visera les sociétés
arrivées quasiment au bout de leur période
d'amorçage et en passe de boucler un premier
tour de table. Dans ces nouveaux locaux, Paris CyberVillage
2 espère accueillir "une trentaine de sociétés",
alors qu"une quinzaine de dossiers seraient déjà
à l'étude", selon Jacques Leroux.
|