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(article modifié
le 21/05/02) Après les américains
Google et Overture, c'est au tour du norvégien
Fast de poser ses valises en France. La société
spécialisée dans les solutions en marque
blanche de recherche sur Internet a choisi de s'appuyer
sur Pascal Gayat, l'ancien directeur de 24/7 Media Europe,
pour dimensionner sa nouvelle tête de pont dans
l'Hexagone. "Il s'agit de commercialiser en France
nos produits entreprises, qui représentent 70 %
du chiffre d'affaires de Fast, explique Pascal Gayat,
mais aussi nos offres grand public auprès des
portails et des FAI."
Sur
le marché français, Fast était
jusqu'alors d'une grande discrétion. Une attitude
mûrement réfléchie : plutôt
que d'opter pour une stratégie de visibilité
directe, à l'image de Google, Fast se rapproche
davantage du modèle Inktomi en restant un acteur
de l'ombre sur le marché de la recherche sur
Internet. Les internautes puristes, qui souhaitent malgré
tout goûter aux performances technologiques de
Fast (un milliard de pages indexées), peuvent
se rendre sur Alltheweb.com. "Mais il s'agit juste
d'une vitrine pour notre technologie de recherche",
précise Pascal Gayat.
Sans vraiment le savoir,
70 millions de personnes dans le monde utilisent pourtant
la technologie Fast. La société dispose
d'un partenariat mondial avec Terra Lycos et fournit,
à ce titre, le moteur de recherche des portails
nationaux de Lycos Europe. Cotée depuis juin
2001 à la Bourse d'Oslo, Fast a réalisé
l'année passée un chiffre d'affaires de
36,1 milions de dollars, en hausse de 634 %. Avec
un effectif de 200 salariés, la société
est présente en Norvège, aux Etats-Unis,
au Japon, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni.
En France, Fast va désormais
pouvoir accompagner au plan local ses grandes références
internationales que sont Dell, IBM ou Reuters. Pour
ces grands comptes, Fast commercialise des solutions
de recherche qui s'intègrent dans l'architecture
e-business. "Par exemple, sur les sites d'IBM,
Fast est à l'origine du moteur de recherche qui
permet de retrouver les offres commerciales de la marque."
Ces offres, baptisées DataSearch ou RealTimeFilter,
sont commercialisées sous forme de licences via
des intégrateurs.
Sur le marché grand
public, celui des portails et des FAI, le modèle
économique s'apparente en revanche au marché
publicitaire. "Nous facturons au CPM, détaile
Pascal Gayat, c'est-à-dire que les 1 000
requêtes effectuées sur le moteur sont
facturées 'tant' de dollars." Suivant ce
principe, outre Terra Lycos, Fast a déjà
signé avec eBay, Tiscali ou T-Online. L'ouverture
de la branche française devrait permettre à
la société d'accélérer la
déclinaison locale de ces partenariats tout en
captant de nouveaux clients et en déclinant d'autres
produits, comme l'offre de soumission payante PartnerSite.
"Aujourd'hui, sur le marché français
de la recherche, Fast pèse environ 20 %.
D'ici la fin de l'année, nous devrions atteindre
les 40 %."
Pour T-Online, la déclinaison
française de l'accord signé avec Fast
devrait se répercuter sur Club-Internet, propriété
de la filiale de Deutsche Telekom, et dont le moteur
de recherche est aujourd'hui géré par
le tandem Google-Looksmart. Pour Tiscali France, la
mise en place de l'accord paneuropéen, signé
en novembre dernier avec Fast, devrait se répercuter
sur Nomade, l'annuaire de recherche historique du Net
français (Ndlr : et non moteur de recherche
comme précédemment indiqué),
aujourd'hui implémenté sur Google.
Cette volonté de
monter en puissance sur le marché hexagonal pourrait,
dès le mois de juin prochain, être soutenue
par un nouvel accord international de poids. Le contrat
faisant de Google le moteur de recherche officiel de
Yahoo arrive à expiration d'ici quelques semaines.
Pour répondre à l'appel d'offres lancé
par Yahoo, Inktomi et Fast seraient déjà
sur les rangs.
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