|
Présente dans cinq pays
européens, Firstream ne jure que par la vente de
packages de services par abonnement, de préférence
à destination des étudiants. Créé
en en 2000, la société a principalement
été financée par ses fondateurs,
aupravant créateurs du service E*Trade@NetBourse,
dont la vente à E*Trade en 1999 a permis de commencer
l'activité avec un capital consistant. En mars
dernier, Les Echos.net avaient révélé
que Firstream s'était porté acquéreur
du fournisseur d'accès Oreka. Ce dernier s'était
fait connaître par son offre gratuite mais son modèle
économique ne lui permettait plus de continuer
seul l'aventure, même s'il avait atteint la rentabilité
opérationnelle en mars 2002. La montée dans
le capital d'Oreka à hauteur de 100%, pour un montant
resté secret, a été accompagnée
d'une réorganisation de Firstream France dans le
but d'intégrer au mieux le FAI et son équipe.
La
fusion entre les deux entités n'a pas entraîné
de licenciements et les équipes du FAI ont été
intégrées dans la hiérarchie de
Firstream France. Le fondateur d'Oreka, David Bitton,
a ainsi pris le poste de directeur général.
Sur l'utilisation de la marque elle-même, le choix
n'a pas encore été arrêté.
"Une chose est sûre, la continuité
pour les utilisateurs actuels sera assurée (dans
les mails, les points de contact, etc.), affirme Jean-Christophe
Chopin, PDG de Firstream. L'offre Oreka sera intégrée
dans le cadre de la campagne Ofup [l'Office Universitaire
de Presse, racheté par Firstream en 2000, ndlr],
ce qui permettra de voir si la marque a gardé
toute sa légitimité même si elle
ne propose plus d'abonnements totalement gratuits."
Sur le plan technique,
l'objectif est de fusionner les offres d'accès
Internet de Firstream (France Teaser notamment) et Oreka
sur une même plate-forme pour faciliter l'exploitation.
Cela devrait être finalisé pour la fin
du troisième trimestre 2002. Ensuite, il sera
plus aisé de vendre des offres packagées
avec l'ensemble des services déjà rassemblés
par Firstream (abonnements presse, accès Internet,
sécurité avec Verisign, assurance, finance
avec les fonds Franck Russell, etc.) et divertissement
(jeux en ligne...). Une offre haut débit ADSL
destinée aux particuliers, encore en phase de
test, devrait compléter l'ensemble des offres
actuelles de Firstream. Enfin, trois autres domaines
font l'objet de réflexions : la téléphonie
mobile, le tourisme et le divertissement (CD/DVD, etc...).
Trois domaines dans lesquels Firstream devrait cette
fois s'engager avec des partenaires.
Concrètement l'offre
de ce "FSI" (fournisseur de services Internet)
est vendue sous la forme de forfaits avec un seul produit
ou une offre packagée. Selon les responsables
de Firstream, chaque service pris individuellement est
intéressant financièrement mais le cumul
de produits permet au client de benéficier de
meilleures reprises encore. Pour l'instant, ce sont
les étudiants qui sont principalement visés
par l'offre Firstream, qui envisage cependant une deuxième
cible, les CSP+. "Cela
se fera en interne, sans doute par le biais d'une nouvelle
marque, ou alors en marque blanche, indique Jean-Chritsophe
Chopin. Au niveau
européen, plusieurs grands comptes souhaietent
que nous proposions des offres packagées à
leurs clients. L'avantage pour nous est de bénéficier
de leur base de données et donc d'éliminer
le coût d'acquisition client lors du lancement
de l'offre. Quant aux grands comptes, ils bénéficient
de notre expérience et n'ont pas à supporter
les coûts de développement." Parmi
les sociétés intéressées
figureraient notamment des organismes bancaires et des
TV payantes (en Grande-Bretagne).
A l'heure
actuelle, Firstream compterait plus de 700.000 clients
et Oreka un peu moins de 200.000 abonnés actifs.
Firstream a réussi à réaliser un
tour de table en décembre 2001, dans un contexte
très morose. Le groupe américain Verisign
est entré dans le capital à hauteur de
19,7%, pour un montant non communiqué. Firstream
prévoit d'atteindre la rentabilité au
niveau du groupe d'ici le 4ème trimestre (l'objectif
serait déjà atteint en France, Allemagne
et Espagne et devrait l'être à moyen terme
dans les deux derniers pays lancés, la Grande-Bretagne
et l'Italie). Le même modèle économique
est strictement appliqué dans chaque pays avec
des revenus provenant à 90% des abonnements (chaque
pays dispose notamment d'une offre FAI et d'une offre
de presse) et de la publicité.
|