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Dans le domaine très
éclaté du marché des sites de rencontre
en ligne, NetClub semble résister au temps. Créé
en 1997, le service en ligne a même séduit
Trader.com en avril 2000. Le groupe international, qui
édite des journaux de petites annonces (dont
La Centrale en France), était alors entré
dans le capital du site à hauteur de 60 %.
Une opération qui souligne, à elle seule,
le potentiel du secteur de la rencontre en ligne. En
son temps, le Minitel avait déjà ouvert
la voie.
Chez NetClub, si le concept
initial de la petite annonce en ligne été
sauvegardé, en revanche les incursions dans "la
vie réelle" se multiplient depuis quelques
mois. Mercredi 12 juin prochain, la société
éditrice organiserapar exemple une septième
"soirée dansante" à Lyon, destinée
à ses membres. Une approche qui séduit
davantage Pierre Lemarchand, PDG de NetClub, que celle
du "speed dating", qui émerge aujourd'hui
en France. Ce nouveau type de rencontres, importé
des Etats-Unis, consiste à réunir un cercle
restreint de célibataires et à monter
des discussions en "one to one" en un temps
limité. "Je ne considère pas le speed
dating comme une concurrence directe, estime Pierre
Lemarchand. Même si l'on pourrait rétorquer
qu'entre soirée dansante et speed dating,
il existe une faible marge de manoeuvre."
L'axe
central de NetClub reste malgré tout Internet.
La richesse principale du site se trouverait dans la
qualité de sa base de données membres.
Actuellement, NetClub.fr recenserait 220 000 membres
dont 90 % sont localisés en France et 30 %
en Ile de France. La plus grande proportion des utilisateurs
se situe dans la catégorie 25-35 ans puis dans
celle des 40-50 ans. "Pour protéger cet
outil, nous faisons un nettoyage régulier de
la base de données pour privilégier la
qualité", précise Pierre Lemarchand.
Côté opérationnel,
NetClub n'exerce pas de contrôle a priori sur
les petites annonces déposées. "Ce
serait une tâche bien trop lourde pour notre petite
équipe de huit personnes." Malgré
tout, un système de PA "certifiée"
a été mise en place pour garantir un dégré
de crédibilité auprès des internautes
qui le souhaitent. Lorsqu'un dépositaire fournit
à NetClub des déclaratifs (copie de carte d'identité,
justificatif de domicile, etc.), l'annonce est labellisée,
attestant de la véracité des informations.
Outre la communication "froide"
par PA et e-mails interposés, NetClub développe
un espace de dialogue en direct. Un service de chat
(texte et audio) est ainsi proposé sur le site.
Pour prolonger cette dynamique et s'installer dans une
stratégie multi-canal, le site a déposé
d'un dossier de candidature SMS +. L'ouverture
d'une déclinaison Audiotel, avec un numéro
surtaxé, est parallèlement programmée
à court terme.
Le modèle économique
reste traditionnel pour un site de rencontre. Il mêle
principalement publicité en ligne (gérée
par KLD Media, une nouvelle régie indépendante)
et partenariats stratégiques, le principal ayant
été signé avec Club-Internet. Mais
Pierre Lemarchand perçoit aujourd'hui un nouveau
avec les services premiums. NetClub propose déjà
des abonnements "Silver" and "Gold"
à 15 euros par mois. Ces formules permettent
notamment de consulter en exclusivité les PA
les plus récentes (moins de dix jours). Un service
"accès immédiat sans abonnement"
a également été mis en place pour
0,34 euros la minute. Pour tous ces développements
premiums, le taux de
conversion gratuit-payant serait d'environ 2 %.
En 2001, la société
indique avoir réalisé un chiffre d'affaires
d'un million d'euros en 2001 pour un bénéfice
de 382 000 euros. Sur le plan du trafic, NetClub
revendique une audience de 2,7 millions de visites sur
le mois de mai 2002 (source Cybermétrie, en comptant
les URL annexes Rencontres.fr et Rencontre.fr).
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