Le Net
Les réseaux de la Net-éco (1) : La fin du temps des copains
Au plus haut de la vague Internet, associations et lieux de rencontres pour cyber-entrepreneurs se sont multipliés. Aujourd'hui, ce soufflé-là aussi est retombé. Premier volet de notre enquête sur les anciens et nouveaux réseaux de l'Internet français.  (Mardi 3 septembre 2002)
         
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Au temps des dotcoms et de la bulle Internet, en même temps que fleurissaient les start-ups, associations et lieux de rencontres pour cyber-entrepreneurs se sont multipliés. Objectif : permettre à ces dirigeants, souvent jeunes, de se faire connaître ou de s'enrichir... des expériences de leurs homologues. Le soufflé aujourd'hui retombé, bon nombre de ces groupements plus ou moins formels ont disparu.

Témoin de cette évolution, Silicon Sentier, créée officiellement en mai 2002 pour catalyser les forces vives de l'Internet installées dans le Sentier parisien, n'a plus d'activité. L'association, présidée par Jean Ferré, ancien patron fondateur de la start-up Arisem reconverti dans le conseil, n'a pas encore été dissoute mais n'a plus d'activité réelle faute d'enjeu et de disponibilité des fondateurs. Parmi ses membres autrefois actifs les plus connus, Jeremi Berrebi, le PDG-fondateur de Net2one, préfère aujourd'hui consacrer ses efforts à l'avenir de son entreprise en rentabilisant son activité de revue de presse en ligne.

Ancien vice-président de l'association, Laurent Sorbier, affirme avoir essayé de trouver des volontaires pour renouveler le bureau de l'association, mais faute de candidats, il a dû renoncer. Mais après être passé par Spray France puis eAuction Rooms, Laurent Sorbier, qui vient de rejoindre le cabinet de Jean-Pierre Raffarin, en charge du dossier de la société de l'information, reste engagé dans le mouvement associatif de l'Internet, puisqu'il a créé - "en partant du réseau Silicon Sentier", précise-t-il -, le RIC (Réseau de l'Internet Culturel), destiné à permettre aux acteurs Internet du secteur de la culture de s'organiser sur le modèle des start-up.

Autre témoin de l'ère de gloire des dotcoms, le club de la Dream Team, créée par neuf jeunes PDG Internet, a aujourd'hui sombré corps et biens, en panne de dream et faute de team. Parmi ces neuf créateurs figuraient Xavier Schallebaum, ancien webmaster de l'Elysée devenu investisseur chez Apollo Invest puis chef d'entreprise (il a lancé Contentis, une société de production de contenu Web), aujourd'hui engagé dans d'autres combats. "Si beaucoup de ces associations ont disparu, les liens demeurent car les gens se connaissent, explique Xavier Schallebaum. Mais les priorités ont changé. Pour ma part, je m'engage aujourd'hui davantage dans des associations permettant de déboucher sur des avancées concrètes."

La caractéristique principale de ces initiatives était il est vrai la volonté des participants de constituer et entretenir des réseaux personnels. Fin connaisseur des "networks" du Web français, Gilles Babinet, fondateur de Musiwave, résume à sa façon le tournant intervenu depuis : "L'intérêt premier des anciennes associations de start-up, c'était de retrouver des copains. Mais lorsqu'il s'agit de parler finance ou business, c'est le dernier endroit où il faut aller aujourd'hui."

A lire également :
(2) Le nouvel esprit club
(3) les inclassables

[Fabien Claire, JDNet]
 
 
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