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Le GRP Internet est né
L'indicateur publicitaire utilisé par tous les grands médias est repris à son tour par Internet. Le "média à part" veut devenir un "média à part entière".  (Mercredi 16 octobre 2002)
         
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Annuaire IAB France

C'était le clou du colloque "Publicité sur Internet : les raisons d'y croire", organisé le 15 octobre à Paris par l'IAB France. A 10h30, lors de la présentation de Christophe Dané, porte-parole de l'Udecam (l'Union des entreprises de conseil et achat média), le GRP Internet est officiellement né. Véritable espéranto du marché publicitaire, le GRP (Gross Rating Point) est un indice de pression publicitaire brassé depuis de longues années par tous les grands médias... sauf l'Internet. Le GRP calcule la "puissance de feu" d'une campagne en multipliant la couverture sur cible par la répétition moyenne du message par individu exposé. Une campagne touchant 50 % de la cible avec une répétition moyenne de 4 obtiendra ainsi un GRP de 200.

Dans sa version Internet, le GRP s'appuie sur deux concepts fondateurs. En premier lieu, la notion de contact, qui permet de calculer la couverture, est rapportée sur Internet à "une impression avec insertion". La PAP remplace donc "l'occasion de voir" (ou "d'entendre") en vogue dans les autres médias pour modéliser la couverture. "En s'appuyant sur la notion d'impression, affirme Christophe Dané, Internet est le média qui offre aujourd'hui la plus grande précision en matière de mesure. Sur les autres médias nous sommes dans une logique de probabilité d'exposition." Le second concept fondateur reprend à son compte le principe même du GRP, c'est-à-dire l'occasion de voir une insertion publicitaire pour 100 individus de la cible. En clair, 3 PAP délivrées sur 60 % de la cible se traduiront par un GRP de 180.

En mettant en place ce nouvel indicateur Internet, reconnu par les annonceurs traditionnels, l'Udecam et l'IAB comptent permettre à l'e-pub de s'intégrer plus facilement dans les médiaplannings. "Pour cette raison, nous n'avons pas voulu parler de e-GRP, indique Christophe Dané. Mettre au point l'e-GRP revient à dire un GRP sauce Internet. Mettre au point le GRP Internet, c'est faire le chemin inverse."

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Autre conséquence du GRP Internet attendue par les agences média, régies et supports : pouvoir valoriser les atouts de l'e-pub. "Internet est le média qui dispose de la plus belle boîte à outils, poursuit Christophe Dané. Les annonceurs peuvent y optimiser leurs campagnes en temps réel, maîtriser la répétition grâce au capping et calculer le retour sur investissement grâce à un bilan détaillé. En adoptant le GRP, nous pourrons enfin permettre aux annonceurs de comparer." Pour accélérer la diffusion du GRP Internet, l'Udecam a d'ailleurs annoncé le lancement prochain d'une banque d'offres syndiquée entre les agences médias. Y seront regroupées toutes les données publicitaires des supports Internet (trafic, tarifs, cibles...) afin de permettre à chaque agence de construire des modèles de médiaplanning en fonction, bien sûr, du GRP.

Un rendez-vous sous le signe de l'effervescence
Le colloque "Publicité sur Internet : les raisons d'y croire" organisé par l'IAB France a été l'occasion pour les professionnels du secteur de prendre la température un mois et demi après la rentrée. Et le sourire était plutôt de mise : la plupart des agences et supports observent un "frémissement" du côté des annonceurs traditionnels depuis l'été. "Ils montent encore de petites opérations pour tester le média, avance Orianne Garcia, directeur général de Lycos France, mais quand les premiers retours tombent, leurs yeux s'illuminent."
Signe de cet intérêt grandissant de la part des annonceurs traditionnels, plusieurs représentants de grands groupes faisaient partie des quelques 380 personnes qui ont participé au colloque. La présence dans la salle de Lesieur, Nestlé, Kraft ou encore La Poste a ainsi été largement commentée par les professionnels de l'e-pub. "Il faut que les grands annonceurs qui ont testé le média Internet partagent davantage leurs expériences, a souligné Guillaume Buffet, président de l'IAB France, en conclusion du colloque. On a parfois l'impression que la chape de plomb qui pèse sur la publicité en ligne est volontairement entretenue. Face aux excellents retours constatés, certains annonceurs présents sur Internet en font leur jardin secret." Le secret semble commencer à s'ébruiter.
[Ludovic Desautez, JDNet]
 
 
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