Télécoms
Haut débit : prochaine étape, le VDSL?
Des opérateurs (dont France Telecom) et des équipementiers (dont Alcatel), planchent sur le successeur de l'ADSL. Capable d'acheminer notamment de la vidéo de haute qualité, il pourrait bouleverser l'univers concurrentiel des télécoms.  (Vendredi 18 octobre 2002)
         
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En décembre dernier, en présentant le décodeur vidéo DSL développé conjointement avec Thomson Multimédia, Serge Tchuruk, le PDG d'Alcatel, n'y allait pas par quatre chemins : "L'univers concurrentiel des télécoms est sur le point de basculer. Nous allons passer d'une concurrence frontale entre opérateurs historiques et opérateurs alternatifs à une concurrence frontale entre opérateurs télécoms et câblo-satellito-opérateurs". Près d'un an plus tard, le marché est sur le point de donner raison au patron d'Alcatel. Après avoir calé sur le câble et sur le satellite, les acteurs télécoms tiennent leur nouvelle arme pour réinvestir l'univers du broadcast vidéo : la technologie DSL.

"D'un point de vue technologique, la ligne d'abonné numérique à très haut débit (VDSL) peut être considérée comme le successeur de la ligne d'abonné numérique asymétrique (ADSL)." Ces lignes, rédigées au quatrième trimestre 2000 par une équipe d'ingénieurs d'Alcatel, résonnent étrangement aujourd'hui, à l'heure où l'ADSL tient le haut du pavé. Mais depuis trois ans, et dans une relative discrétion, les acteurs des télécoms réfléchissent et travaillent sur la "v2" de l'ADSL.

Basée sur la même technologie (les signaux VDSL sont transportés sur une paire de cuivre, simultanément et sans interférence avec la voix téléphonique), le VDSL (appellation officielle : Very high bite rate DSL) permet d'atteindre de très hauts débits : il peut fournir jusqu'à 52 Mbit/s en flux descendant et 2 Mbit/s en flux montant sur une seule paire de cuivre.

Le VDSL permettra l'accés à des applications requérant une bande passante plus conséquente : la vidéo de haute qualité en premier lieu (HDTV et video à la demande), mais aussi les services interactifs ou la transmission de données à grande échelle. Inconvénient du dispositif : sa portée (la distance entre le réseau à haut débit et le terminal de l'utilisateur) est limitée à 300 mètres en configuration de flux descendant maximal. Une contrainte qui, pour l'instant, restreint considérablement le nombre d'abonnés pouvant être raccordés directement via le réseau de distribution. Pour l'instant...

En mai 2000, plus de 30 acteurs des télécoms ont créé le groupe FS VDSL (Full-Service VDSL) destiné à "favoriser le déploiement commercial de la technologie cuivre multi-services VDSL". Aux cotés d'opérateurs majeurs (France Télécom, BT, Deutsche Telekom, NTT…) figurent des équipementiers (Alcatel, Cisco, Lucent, Marconi…), des fournisseurs de services voix, vidéo et données à haut débit, des éditeurs de logiciels.

FS VDSL, dont les membres se rencontrent très officiellement tous les six mois, a aussi mis en place en début d'année un "Focus Group" avec l'UIT (Union internationale des télécommunications) pour fixer des standards reconnus par tous les acteurs. Les opérateurs militent en effet avec vigueur pour la mise en place d'une base stable. L'enjeu est de taille : selon FS VDSL, l'investissement moyen nécessaire pour connecter un client final est déjà inférieur à 1.000 dollars et une standardisation accélérée permettrait de réduire encore les coûts.

La deuxième réunion de ce Focus Group est programmée du 19 au 21 novembre à Paris, sous l'égide de France Telecom. Ce dernier devrait, selon la revue spécialisée Communications Week International, annoncer dans les semaines à venir quand et comment il va déployer ses équipements VDSL.

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"Il est clair que le VDSL sera le medium pour les services vidéo", expliquait en juillet à l'hebdomadaire Benard Monti, directeur des standards chez France Telecom. Mais France Telecom, qui contrôle encore 44% du marché du câble en France via sa filiale France Télécom Câble, et possédait jusqu'en décembre 2001 25% du bouquet numérique TPS, est jusqu'à présent resté plutôt discret sur ces nouveaux développements. Les choses pourraient désormais s'accélérer. "Avec le haut débit, nous allons vers la numérisation des contenus. Toute une chaîne d'activité liée aux médias doit aujourd'hui s'y préparer", expliquait en décembre dernier le patron de Thomson Multimédia, Thierry Breton, aujourd'hui à la tête de France Telecom.

[François Bourboulon, JDNet]
 
 
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