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En
période de brume, chaque signal capté
devient un événement en soi. Dans ce contexte,
les deux opérations signées coup sur coup
par Alven Capital ont
de quoi éveiller la curiosité du capital-risque
français. Lancée il y a deux ans par deux
anciens de la banque d'affaires, la structure d'investissement
spécialisée dans les NTIC a levé
début novembre la première tranche de
son deuxième fonds, le FCPR Alven Capital II.
Dans la foulée, en s'appuyant sur cette nouvelle
manne, la SCR a repris le portefeuille complet d'Azeo
Ventures, la structure capital-risque d'Eurazeo.
Alven
Capital II dispose à ce jour d'un premier closing
de 15 millions d'euros apportés notamment par
Idia Participations (groupe UI-Crédit Agricole) et par
la CDC PME. "L'objectif est d'arriver dans les
mois qui viennent à une souscription totale de
30 millions d'euros sur ce deuxième fonds",
explique Charles Letourneur, cofondateur d'Alven Capital.
Tout
comme pour Alven Capital I, doté de 15 millions
d'euros en septembre 2000, ce nouveau fonds devrait
axer ses opérations sur des tickets d'environ
un million d'euros en premier tour. "Nous nous
focalisons sur des investissements high-tech, précise
Charles Letourneur. Nous ne souhaitons pas disposer
d'un portefeuille où se mélangent NTIC
et biotechnologies. Chaque secteur demande des compétences
particulières et nous préférons
rester très affûtés sur les NTIC."
Le
portefeuille initial d'Alven Capital comprend treize
participations parmi lesquelles Athleteline (propriétaire
de Sports.fr), Filmbox, Dioranews, Poliris (via Immostreet)
ou encore eAccess (opérateur ADSL au Japon).
S'y sont ajoutées, au début du mois, neuf
nouvelles lignes issues d'Azeo Ventures. S'y retrouvent
notamment Hi-Média, MandrakeSoft et VoxMobili.
Alven Capital, qui reste très discret sur cette
opération, ne souhaite pas communiquer sur les
modalités financières de l'acquisition
du portefeuille Azeo Ventures.
En
lançant son nouveau fonds, la SCR compte poursuivre
sa stratégie d'investissement rapide. "Nous
nous positionnons volontairement sur une approche à
contre-cycle, admet Charles Letourneur. Quand on dépasse
l'égarement actuel des marchés, on s'aperçoit
très vite que les NTIC offrent des opportunités
réelles. Nous comptons atteindre des objectifs
comparables à ceux que nous avons réalisés
depuis deux ans." Reste que pour mettre en oeuvre
cette stratégie à contre-cycle, mieux
vaut disposer d'un portefeuille ramassé avec
un minimum de lignes mortes. Ce qui n'est pas le cas
de tous les capitaux-risqueurs.
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