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Le développement du haut
débit animme le secteur du jeu vidéo : les
consoles (GameCube de Nintendo, XBox de Microsoft ou PlayStation
de Sony) développent des extensions Internet),
les plate-formes comme ZoneJeux ou Flipside tentent de
renforcer leur position et des start-ups continuent d'émerger
en explorant des modèles économiques novateurs.
Dernière initiative recensée : Metaboli.fr,
nouvelle plate-forme de jeux en ligne, qui tourne autour
d'un catalogue de jeux commercialisés en location
pour une durée déterminée (48 heures,
une semaine ou un mois) ou sous forme de package avec
accès illimité. L'un des grands intérêt
de ce projet est le prix modéré des jeux
qui sont loués.
Pour
son lancement commercial, Metaboli.fr propose une trentaine
de jeux en intégralité issus de cinq éditeurs
(Eidos, Infogrames, UbiSoft, Microïds et Monte
Cristo), répartis en grandes thématiques
(actions, arcade, aventure, simulation...). Quatre à
cinq nouveaux titres devraient être ajoutés
par mois. Grâce à une connexion haut débit
(indispensable), l'inscription en ligne sur le site
et le téléchargement d'un player (développé
par Exent), les joueurs peuvent explorer l'univers des
différents jeux. Pour démarrer le jeu,
l'internaute enclenche une procédure de streaming
via le player. Avantage de ce mode d'accès côté
utilisateur : il n'est pas nécessaire d'attendre
la fin du téléchargement pour débuter
une partie. Avantage côté exploitant :
l'équipe de Métaboli garde entièrement
la main sur le jeu. Celui-ci n'est pas téléchargé
"physiquement" sur le disque dur de l'utilisateur.
Le player d'Exent jouant le rôle de tampon entre
les serveurs de Metaboli et le PC du joueur, ce qui
permet à la start-up de contrôler la chaîne
de diffusion et la gestion numérique des droits
sur les contenus. Un système de crédit
a été mis en place sur la plate-forme
: les internautes accèdent à un espace
de paiement sécurisé (avec la solution
de la Caisse d'Epargne) et choisissent le montant de
recharge de leur choix.
A titre d'exemple, si un internaute
opte pour une durée de location de 48 heures, le prix
du jeu est compris entre 3,8 et 5,8 euros. La politique
tarifaire est décidée d'un commun accord
avec les éditeurs et prend en compte les prix
des version CD-Rom du jeu. A l'occasion des bêta-tests
organisés en septembre, l'équipe de Metaboli
s'est rendue compte que des "hard gamers",
les gros joueurs, seraient prêts à payer
un forfait pour un accès illimité aux
jeux présentés sur la plate-forme plutôt
que de multiplier les micro-paiements pour accéder
à un jeu spécifique. Du coup, deux formules
packagées ont été montées
avec des prix très attractifs : le "pack
Gamer" donne droit à 21 jeux pour 14,8 euros
par mois et le "pack hard gamer" à
28 jeux pour 28,8 euros par mois. Les
revenus de Metaboli sont issus de la facturation des
locations et des abonnements. Derrière, une redistribution
d'une partie du chiffre d'affaires est effectuée
aux éditeurs.
Pour développer la notoriété
de la marque dans le grand public, une petite campagne
de publicité en ligne débute ce mois-ci.
"Nous envisageons également des accords
de co-branding avec des portails grand public",
indique Thibaut de Robien, directeur marketing et commercial
de Metaboli. Ce dernier fait partie des quatre fondateurs
d'une société créée en août
2001 et dont el projet a germé au sein de Mangoosta,
un service d'accès Internet rapide lancé
courant 2000 et qui a dû stopper ses activités
un an plus tard.
Quatre anciens responsables
du FAI - Pierre Goubet qui occupe les fonctions de PDG,
Jean-Paul Isambart, Pierre Forest et Thibaut de Robien
- ont gardé l'idée pour l'exploiter au
sein d'une société anonyme constituée
en août 2001. Après
neuf mois de recherche de financement, l'équipe
de Metaboli (six personnes) a bouclé un premier
tour de table de 2 millions d'euros en juin dernier.
Parmi les investisseurs, on trouve l'ANVAR et trois
fonds d'investissement : Nicom Investissement (qui avait
déjà investi dans Mangoosta), C-Source
(rattaché à la Caisse des dépôts
et consignations) et Trio MD.
Metaboli SA ne communique pas
sur ses objectifs en terme de nombre de clients ou de
chiffres d'affaires. C'est le deuxième projet
de start-up qui démarre en quelque mois sur le
créneau des jeux en ligne. Fin 2001, les frères
Nouzareth (fondateurs de la web agency WebConcept/Icon
Medialab France) ont démarré le projet
Boonty, qui développe des espaces de jeux en
marque blanche pour le compte des portails. D'autres
initiatives liées à la location de jeux
vidéos, mêlant accès CD-Rom et connexion
Internet, avaient également démarré,
notamment à travers le partenariat Netquartz/ZoneJeux.com.
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