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Les Echos n'ont pas attendu
les difficultés du modèle gratuit pour
commencer à vendre de l'information sur Internet.
Le quotidien s'est engagé dans cette voie dès
1997 en suivant deux principes directeurs. "La
vente en ligne d'informations ne s'improvise pas et
toute réflexion sur ce sujet doit tenir compte
de la vie quotidienne", insiste Philippe Jannet,
directeur des éditions électroniques des
Echos.
Dès le départ,
le site a choisi de ne privilégier aucun mode
de paiement, mais d'en offrir le plus possible afin
de couvrir la plupart des besoins. "Plus vous offrez
de modes de paiement et plus vous avez de chance d'augmenter
votre chiffre d'affaires", martèle Philippe
Jannet.
Aujourd'hui, lesEchos.fr en
propose huit. D'abord la carte bancaire, qui demeure
le moyen de paiement le plus utilisé, notamment
pour le paiement à l'acte. Mais aussi le paiement
par chèque pour les abonnements ou encore le
prélèvement. Ensuite, viennent des outils
plus sophistiqués comme la facturation sur le
compte FAI du lecteur si celui-ci est un abonné
Wanadoo (existe depuis 1997), et le compte achats, développé
avec France Télécom Intelmatique, permettant
à une entreprise d'ouvrir un compte de crédit
virtuel dont peuvent se servir plusieurs de ses collaborateurs.
Plus récemment, le journal
a introduit un système de paiement par carte
bancaire sans identification préalable. Baptisé
"Compte les Echos", ce système permet
de cumuler des achats et de les régler en une
seule fois après l'émission d'une facture.
"Ce système très simple, nous a permis
de booster nos ventes", explique Philippe Jannet.
Un paysage auquel s'ajoute un système d'audiotel
décroché et AvA Kiosque Micro.
A la diversité des modes
de paiement répond la diversité des modes
de consultation : le site en propose quatre. Les plus
anciens sont le paiement à l'acte et l'abonnement.
Ensuite sont venus s'ajouter le paiement à la
durée et le pré-paiement (compte achats).
Une variété qui s'explique à la
fois par la diversité des comportements et des
besoins des clients mais aussi par les objectifs du
site. Fidélisation et trésorerie pour
l'abonnement et recrutement pour le paiement à
l'acte. "Le paiement
à la durée ne concerne, lui, que la Bourse
en temps réelle, car c'est le seul produit qui
peut se prêter à ce mode de facturation",
insiste Philippe Jannet.
Un dispositif qui, s'il est
relativement exhaustif, coûte aussi relativement
cher. "Il faut compter entre 10 et 25 000 euros",
estime Philippe Jannet. Un coût qui comprend le
système de gestion de l'ensemble de ces moyens
de paiement, les outils de facturation, les réponses
par mail et la hot-line téléphonique.
D'où la difficulté de rentabiliser un
tel système avec des prix de consultation ou
d'abonnement relativement bas. "En ce qui nous
concerne, nous avons établi nos tarifs en fonction
de la grille tarifaire qui existe pour le journal",
ajoute Philippe Jannet. L'abonnement Web seulement revient
à 365 euros (1 euro par jour), l'abonnement au
journal papier seul, 390 euros, et l'association des
deux, 489 euros.
Discret sur le nombre d'abonnés
payant, la direction électronique des Echos révèle
qu'elle a fait un peu plus de 75 % de son chiffre d'affaires
2002 sur la vente de contenu. Soit 35 % de plus qu'en
2000. Bien qu'assez exhaustif, Lesechos.fr continue
de tester d'autres moyens de paiement. Parmi ceux-ci
W-Ha et la carte de pré-paiement multi-supports.
Concernant W-Ha, cette solution recèlerait deux
principaux inconvénients : le coût des
commissions (50 % de la valeur de l'achat contre 1 %
pour la carte bancaire) et l'accessibilité des
informations uniquement depuis le site du FAI.
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