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Les mélomanes avertis,
à la recherche d'un disque bien précis,
ou les spécialistes de la copie de CD connaissaient
déjà l'UPC. L'"Universal Product
Code", l'équivalent américain du
code-barres, est une série de douze chiffres,
placée directement sur le CD, qui permet d'identifier
chaque disque avec une signature unique.
En
partant de ce système, la RIAA (Recording
industry association of America, l'Association américaine
de l'industrie du disque) et l'IFPI (International
federation of phonographic industry, la Fédération
internationale de l'industrie du disque) ont travaillé
pendant deux ans afin de developper un code identique
pour les fichiers musicaux disponibles, cette fois,
sur Internet.
Les
deux structures ont dévoilé hier, à
Londres, le GRid (Global Release Identifier), une sorte
de tag invisible qui peut être associé
à chaque fichier MP3. Ce code permet aux distributeurs
de suivre à la trace les copies musicales sur
Internet afin de mettre en place, en aval, un système
de rétribution des ayants droit.
Attendue de longue date
par les distributeurs et les maisons de disques, cette
signature devrait permettre de favoriser la libre circulation
des fichiers audio et vidéo tout en permettant
de déployer, dans le même temps, un système
de facturation auprès des internautes consommateurs.
Le GRid, qui est placé
sous la gestion mondiale de l'IFPI, est conçu
comme une vaste base de données où seront
indexés les titres mis en vente sur Internet.
Les éditeurs (FAI, poratils, sites marchands,
plates-formes musicales...) qui proposent un service
de téléchargement doivent payer un abonnement
de 225 euros par an afin de disposer d'un identifiant
propre.
A partir de cet identifiant,
les éditeurs peuvent construite un catalogue
de codes GRiD portant jusqu'à 30 millions de
titres. Chaque fichier peut ainsi être associé
à un auteur mais aussi à un distributeur.
Reste à savoir qui analysera ce code à
chaque fois qu'un fichier transite sur Internet. Les
FAI ?
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