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Gator passe entre les gouttes judiciaires... pour l'instant
Le spécialiste américain des publicité parasites a trouvé un accord à l'amiable avec les dix éditeurs de presse qui le poursuivaient. Mais de nouveaux foyers juridiques s'allument...  (Jeudi 13 février 2003)
         
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In extremis, la société de marketing Gator, réputée pour son spyware qui affiche importunément des pop-ups publicitaires chez les internautes infestés, a signé un accord avec les dix éditeurs de quotidiens en ligne (dont The New York Times, USA Today, The Wall Street Journal et The Washington Post) qui avaient engagé une action judiciaire à son encontre en juin 2002 (lire l'article du 02/07/02). Ces derniers invoquaient une violation du copyright et refusaient de voir apparaître ces pop-ups en juxtaposition de leur site les privant, selon eux, de revenus publicitaires.

Dans l'attente d'un jugement, la cour de Virginie avait rédigé fin juillet 2002 une ordonnance portant injonction à Gator de stopper l'affichage de pop-ups sur les sites des plaignants (lire l'article du 22/07/02). Le procès, qui devait se tenir en janvier de cette année, a été repoussé car les deux parties étaient en cours de discussion pour trouver une solution à l'amiable.

C'est donc chose faite. Le compromis -dont les termes n'ont pas été dévoilés- a été signé vendredi 7 février et met un terme au procès. Cependant, Gator n'en est pas vraiment fini avec ses ennuis judiciaires. Des plaintes similaires ont en effet été déposées par d'autres acteurs du Web. En novembre 2002, les chaînes hôtelières Six Continents et Inter-Continental Hotels ont elles aussi porté plainte contre la société. Elles soulignent le fait que le système du pop-up sème la confusion dans les esprits des internautes. Ces derniers peuvent en effet penser que ces affichages publicitaires intrusifs sont diffusés par les sites eux-mêmes, et non par Gator via le spyware.

D'autres plaintes ont été déposées par UPS (messagerie postale), le groupe de grande distribution LL Bean, la chaîne hôtelière Extended Stay America... Afin de régler globalement le problème, Gator a décidé de porter le dossier devant une cour spéciale basée à Washington, la JPML (Judicial Panel on Multidistrict Litigation), une cour composée d'un panel de sept juges fédéraux pour des litiges incluant plusieurs districts fédéraux en même temps. Elle va se charger de réunir l'ensemble des plaintes en un seul dossier et de statuer. Sa décision devrait être connue en mars prochain.

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En attendant, Gator continue de se déployer. Elle revendique aujourd'hui 30 millions d'utilisateurs et 500 annonceurs clients. Le déploiement de son spyware a été favorisé par le succès rencontré par plusieurs logiciels développés par Gator et auxquels étaient rattachés de façon plus ou moins voilée le logiciel espion. On distingue notamment son logiciel de gestion automatique des mots de passe et des identifiants des internautes ainsi que des outils de téléchargement de fichiers (Grokster ou Gozilla, par exemple).

L'affichage de publicités ciblées en pop-up est permis par un système de tracking du surf des internautes. Dernièrement, Gator a lancé en test un tout nouveau service de liens sponsorisés. A l'image de ce que proposent un Overture ou un Google, le programme "Search Scout" ouvre un pop-under de liens promotionnels lorsque les internautes entrent une requête sur des sites tels que Google ou Yahoo. De nouveaux procès en perspective ?

[Florence Santrot, JDNet]
 
 
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