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Intégrés discrètement,
comme ils savent si bien le faire, le liens promotionnels
ont peu à peu colonisé les rubriques du
site de Libération. Depuis la fin du mois
de janvier, le partenariat entre Espotting et le site
du quotidien est devenu chose concrète avec la
présence dans les sommaires des rubriques de trois
liens sponsorisés. "C'est tout simplement
une source de revenus complémentaire, explique
Stéphane Hauser, directeur de la publicité
online chez Libération. Nous n'aurions pas
pu réaliser ça en interne tandis que l'intégration
des liens d'Espotting sur le site ne nous coûte
rien. Par ailleurs, c'est une service supplémentaire
que nous rendons à nos internautes et à
certains annonceurs qui n'auraient pas les moyens d'acheter
des espaces publicitaires sur notre site mais peuvent,
malgré tout, être présents sur nos
pages via l'achat de mots-clés."
Interrogé
sur le choix d'un prestataire plus que d'un autre, la
réponse de Stéphane Hauser est limpide :
"ce sont les seuls qui nous ont appelés
pour intégrer des liens sur nos pages."
Sur l'intégration justement, le chantier a été
plus délicat : difficile de traiter de la
même manière les sites médias et
les pages de résultats des moteurs de recherche.
L'incorporation des liens dans une page de contenu a
donc nécessité un dialogue entre le prestataire
et l'éditeur qui ont choisi, dans un premier
temps, de limiter l'apparition des liens promotionnels
sur les sommaires des rubriques. Leur intégration
dans les articles, dans une colonne située à
droite du contenu, est encore à l'étude.
Les sites de contenu demandent
également une réflexion approfondie sur
le choix des mots-clés. "Dans notre rubrique
monde, par exemple, nous ne pouvions retenir le simple
mot 'monde' sous peine de voir s'afficher des liens
promotionnels sur la thématique du voyage, explique
Stéphane Hauser. En collaboration avec Espotting,
nous avons donc défini les mots-clés les
mieux adaptés pour coller à la thématique
de chaque rubrique." Malgré cette sélection,
le site n'endosse pas in fine la responsabilité
des liens présentés sur son site. Seule
restriction prévue : Espotting ne doit pas
faire apparaître dans les pages du site de de
liens vers des concurrents directs de Libération.
"Quelque part, l'intégration
de liens promotionnels sur le site nous permet de récupérer
de l'argent sur des campagnes que nous n'aurions pas
eu autrement, estime Stéphane Hauser. Aujourd'hui,
certains budgets publicitaires sont investis à
20 % dans des mots-clés. D'autres annonceurs
n'ont pas les moyens de financer des bannières
sur notre site. La solution des liens promotionnels
est pour eux une solution intermédiaire entre
une vraie campagne et rien."
Mais de l'argent en plus,
grâce aux liens promotionnels, pourrait aussi
devenir de l'argent en moins. Certains annonceurs, qui
achetaient jusqu'à présent des bannières
sur le site, pourraient être tentés par
une simple présence dans les liens sponsorisés.
Libération.fr devra donc mettre en exergue les
avantages des campagnes publicitaires online par rapport
aux liens hypertextes.
Les termes de l'accord entre
Libération et Espotting restent secrets,
comme il est de coutume dans le secteur. Malgré
un taux de clics "moyen", les premiers gains
sont jugés "satisfaisants" par Liberation.fr.
"Nous avons constaté une forte corrélation
entre le niveau des revenus et l'audience du site, explique
Stéphane Hauser. Du lundi au vendredi, nous enregistrons
environ 115 000 visites par jour [source :
Cybermétrie, ndlr] tandis que le week-end,
l'audience chute à 50 000 visites par jour.
Les revenus issus des liens sponsorisés suivent
cette évolution et sont divisés par deux
les samedis et dimanches." Autre
source d'étonnement : les revenus auraient
immédiatement atteint le "top niveau",
sans montée en puissance. Ils se seraient positionné
dès les premiers jours à un niveau fixe.
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