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ART |
(Version actualisée
de l'article publié le 25/04/03 dans le JDN)
Option 5, 3 ou 1 ; dégroupage
total ou partiel... pas facile d'y voir clair dans le
jargon de l'ADSL
et du haut débit. Un
petit point s'impose...
L'Autorité
de régulation des télécommunications
(ART) a défini trois solutions destinées
aux opérateurs et aux fournisseurs d'accès
Internet afin qu'ils établissent des offres d'accès
Internet :
Option
5. Elle s'adresse aux fournisseurs
d'accès Internet. France Télécom prend
en charge l'accès et la collecte du trafic DSL.
L'opérateur public se place entre l'internaute
et les serveurs du FAI. Du coup, celui-ci est totalement
dépendant de France Télécom pour
l'accès et la totalité de la collecte.
La chaîne d'intervenants peut être résumée
ainsi : internaute - France Télécom -
FAI.
Actuellement, c'est la formule la plus généralisée
en France.
Option
3.
Elle
s'adresse aux opérateurs qui achètent
à France Télécom une prestation
de collecte de trafic DSL sur sa boucle locale (le dernier
kilomètre de réseau pour atteindre l'internaute).
Du coup, une partie du transport du trafic DSL est réalisée
par un opérateur tiers (ou opérateur de
collecte). La chaîne d'intervenants peut être
résumée ainsi : internaute - France Télécom
- opérateur tiers de collecte - FAI.
Deux avantages :
- une moindre dépendance vis-à-vis de
l'offre IP/ADSL de France Télécom
- possibilité de différencier les tarifs
ou la qualité de service (bande passante par
abonné).
Son application est pour
le moment marginale car la prestation de collecte de
trafic DSL de France Télécom (offre ADSL
Connect ATM) ne laisserait pas une marge suffisante
pour permettre aux opérateurs de développer
des offres compétitives face à l'offre
IP/ADSL de France Télécom.
Option
1.
Elle
correspond à l'offre de dégroupage total.
Le trafic ADSL est maîtrisé de bout en
bout par l'opérateur. Celui-ci assure la collecte
et le transport du trafic jusqu'au point d'accès
du FAI, sans passer par l'intermédiaire de France
Télécom. La chaîne d'intervenants
peut être résumée ainsi : internaute
- opérateur de dégroupage - FAI (l'opérateur
de dégroupage pouvant servir également
de FAI).
Il
est difficile de ne pas lier le développement
des offres de gros ADSL avec le dégroupage de
la boucle locale. Celui-ci se scinde en deux catégories
:
- le dégroupage total : mise à disposition de
l'intégralité des bandes de fréquence de la paire de
cuivre
- le dégroupage partiel : mise à disposition
de l'opérateur tiers de la bande de fréquence "haute"
de la paire de cuivre pour monter un service ADSL par
exemple. La bande de fréquence basse (celle utilisée
pour le téléphone) reste gérée par France Télécom,
qui continue de fournir le service téléphonique à son
abonné.
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ART |
Selon
l'ART, quatre opérateurs sont aujourd'hui réellement
actifs dans le processus de dégroupage : LDCOM (sous
la marque 9 Telecom), EasyNet, Colt et Free (groupe
Iliad). Au 15 octobre 2003, l'ART recense 150.000 lignes
dégroupées (contre un peu plus de 18.000
en avril dernier). La grande majorité des lignes
sont en dégroupage partiel. Le dégroupage
total ne concerne que quelques milliers de lignes professionnels
en France. A la fin de l'année, l'ART estime
que le nombre de lignes dégroupées se
situera dans la fourchette 200-300.000. Rappelons qu'en
France, il existe 30 millions de lignes téléphoniques
au total. |