|
Les décideurs européens sont en
phase avec leur époque. Une enquête Gfk, réalisée
pour le compte de l'Observatoire Europages auprès de 8 000
dirigeants, gérants et responsables des achats dans 33
pays européens, a étudié les conséquences sur les entreprises
de quatre mutations récentes dans l'environnement économique
et social : l'euro, Internet, l'éthique et la mondialisation.
On y apprend notamment que le Net s'est imposé auprès
des entreprises comme un outil incontournable et que les
valeurs éthiques sont largement défendues dans l'univers
professionnel.
Premier
volet : l'Internet. Pour 76 % des responsables
interrogés, le Web est devenu indispensable ou important
pour leurs activités. L'étude montre que
ce pourcentage augmente avec la taille de l'entreprise
et son ouverture sur l'extérieur. En clair, plus une
entreprise exporte, plus Internet est jugé incontournable.
Sur le plan qualitatif, Internet
est perçu comme un facteur de changement à
l'interne. Les responsables estiment que la diffusion
de la logique Web modifie
les relations entre salariés. Un constat surtout valable
pour les entreprises de 200 salariés et plus.
Dans cette catégorie, plus de la moitié des personnes
interrogées estiment qu'Internet a modifié
les relations entre salariés. Même constat
sur les modes de production pour lesquels 40 %
des responsables jugent qu'Internet a changé
la donne.
En externe, l'étude
indique qu'Internet a transformé la manière de travailler
des entreprises avec leurs partenaires. Cette mutation
s'applique dans 60 % des cas avec les clients (SAV,
e-commerce, prospection…), dans 54 % des cas avec
les fournisseurs (appels d'offres, sous-traitance) et
dans 63% des cas avec les banques. Au global, un tiers
des entreprises a déjà eu recours à une plate-forme
d'appels d'offres en ligne.
En matière d'implication,
l'enquête Gfk indique que plus de 80 % des
entreprises de plus de dix salariés disposent d'un site
Web (ce score est de 69 % pour le France). Mais,
dans la majorité des cas, ce site n'est qu'une vitrine.
Seuls 29 % des sites permettent de commander en
ligne, et 9 % proposent le paiement en ligne.
Deuxième volet,
très tendance : l'éthique et, par
rebond, le développement durable. D'après
Gfk, 71 % des décideurs considèrent que le respect
de certaines valeurs éthiques est un devoir moral pour
l'entreprise. Dans le même temps, 54 % gardent
à l'esprit qu'il s'agit aussi un moyen pour valoriser
l'image de l'entreprise.
Les valeurs éthiques les
plus communément prises en compte par les entreprises
sont sociales. 81 % des responsables déclarent
par exemple que les conditions de travail des salariés
comptent "souvent" dans leurs décisions. Le
respect de l'environnement apparaît un peu moins
impliquant (critère important pour 70% des entreprises),
de même que les valeurs politiques (51 %). Au total,
76 % des décideurs interrogés déclarent
avoir les moyens de respecter les valeurs éthiques dans
leur entreprise.
|