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En matière de spam,
les prévisions se suivent mais ne se ressemblent
pas. Selon une étude menée par le cabinet
Radicati Group, les coûts directs générés
par la gestion du spam dans les entreprises devraient
exploser d'ici 2007. Les e-mails non sollicités
devraient coûter cette année 20,5 milliards
de dollars aux entreprises à l'échelle
mondiale. Si les entreprises ne mettent pas en place
des dispositifs particuliers afin de prévenir
et de gérer le spam, la facture pourrait atteindre
les 198 milliards de dollars à l'horizon 2007.
Toujours
selon Radicati Group, une entreprise qui gère
10 000 adresses e-mails à l'interne, mais
qui n'a pas déployé de protection contre
le spam, doit aujourd'hui débourser, en moyenne,
49 dollars par boîte électronique et par
an pour le traitement des messages non sollicités
(bande passante, aide aux employés dans leur
gestion des e-mails, perte de productivité).
A
rebours de ces prévisions, plutôt pessimistes,
Enrique Salem, PDG de l'éditeur de solutions
anti-spam Brightmail (qui filtre 10 % des e-mails échangés
au niveau mondial), estime que les problèmes
de spamming seront quasiment résolus d'ici 2006.
"Je pense que le niveau de spam devrait monter
jusqu'à 65 % des e-mails reçus avant
de commencer à décliner, a-t-il déclaré
au site d'information Silicon.com. D'ici trois ans,
le spam devrait se situer en-deçà des
10 % et ne devrait plus représenter que 5 %
des mails échangés"
Selon Enrique Salem, ce
n'est pas tant une législation plus ferme qui
fera régresser le nombre de spams envoyés
mais un filtrage plus efficace des e-mails. "Si
le fait d'envoyer des messages non sollicités
n'est pas attractif économiquement
parce que les spams sont bloqués avant même
d'arriver à leurs destinataires, alors le spam
cessera de lui-même", estime-t-il. On conçoit
aisément l'intérêt d'un tel discours
pour un éditeur de logiciels anti-spam. Reste
à savoir ce que deviendra Brightmail après
2006 si, comme l'affirme son patron, le spam aura quasiment
disparu...
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Les projets de loi anti-spam se multiplient aux Etats-Unis
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| Le sénateur américain Charles Schumer (Etat de New York)
a dévoilé jeudi dernier un nouveau
projet de loi anti-spam. Ce projet stipule que les
spammers seront passibles de peines criminelles
et civiles. Le projet de loi, baptisé Stop
Pornography and Abusive Marketing (SPAM), propose
également d'instaurer une sorte de liste
"liste rouge" où les internautes
pourront s'inscrire et signifier ainsi qu'ils ne
souhaitent pas recevoir de messages non sollicités.
Afin de rendre possible un tel filtrage, toute personne
désirant envoyer un e-mail commercial sera
obligée de préciser dans le titre
de son mail, dans l'en-tête et dans le corps
du mail le but de ce message. |
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