Selon le Wall Street Journal, les plaignants
reprochaient à Merrill Lynch et au "gourou"
financier du web de leur avoir conseillé d'investir dans
des actions dont le cours s'est effondré après
l'introduction en Bourse. Le jugement concerne deux actions
technologiques en particulier : 24/7 Real Media (régie
publicitaire web et éditeur de logiciels) et Interliant
(hébergeur).
24/7 Real Media, dont la valeur a grimpé jusqu'à
plus de soixante dollars, vaut aujourd'hui moins d'un dollar.
Quant à Interliant, après avoir été
cotée à seize dollars le jour de son IPO en
1999, le cours s'est peu à peu effondré et l'action
ne vaut plus que quelques pennies.
Le juge fédéral à la cour de New York
Milton Pollack, 96 ans, a débouté les plaignants
en indiquant que les actionnaires qui avaient choisi d'investir
dans ce genre d'actions étaient des "spéculateurs
à haut risque" qui auraient dû connaître
"les risques injustifiables qu'ils prenaient en investissant
dans des actions au cours extrêmement volatiles et au
comportement imprévisible", rapporte le Wall
Street Journal.
Il a ajouté que ces actionnaires "espéraient
maintenant transformer les lois touchant aux opérations
boursières en une sorte d'assurance contre les risques
liés à la spéculation." Ce qu'il
n'a pas laissé faire, en déboutant les plaignants.
Le même jour, un autre juge fédéral de
l'Etat de New york a lui aussi débouté des plaintes
similaires à l'encontre de trois banques d'investissement :
Goldman Sachs, Credit Suiss First Boston et Morgan Stanley.
D'autres procès de ce genre sont en cours mais nul
doute que les jugements rendus cette semaine vont influencer
fortement les prochains verdicts à venir. En attendant,
les cours des actions des banques d'affaires ont progressé
mardi 1er juillet, à l'annonce du verdict.