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AOL, MSN, Tiscali , Wanadoo et Yahoo créent leur propre syndicat publicitaire
Insatisfaits de l'e-Syndicat, les cinq éditeurs ont choisi de créer le SRI, le Syndicat des régies Internet, afin de mieux défendre le média Internet auprès des annonceurs.  (Mardi 8 juillet 2003)
         
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Comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, cinq des principaux portails Internet français ont annoncé la création d'un nouveau syndicat des régies Web, en parallèle du pré-existant e-Syndicat. Baptisé SRI (Syndicat des régies Internet), ce syndicat compte aujourd'hui cinq membres, cinq acteurs majeurs en France : AOL, MSN, Tiscali, Wanadoo et Yahoo. Tous les cinq réunis, ils "pèsent" 81 % de l'audience Internet en France et presque autant du marché de la publicité en ligne.

"Nous ne nous retrouvions plus à l'intérieur de l'e-Syndicat, qui rassemble une centaine de régies, explique Hervé Simonin, président du SRI et directeur général adjoint de Tiscali France. Dans ce syndicat, les leaders n'avaient pas une part de voix proportionnelle à leur poids dans le marché. C'est pourquoi nous avons décidé de créer une nouvelle entité, comparable à ce qui existe pour la télévision, avec le SNPTV, ou en radio avec le SIRRP."

L'objectif affiché du SRI est d'accompagner la montée en puissance du média Internet. "Alors qu'aujourd'hui 32 % des foyers sont connectés et que 76 % des 16-24 ans surfent régulièrement sur Internet, seulement 2,2 % des investissements publicitaires bruts Secodip ont été investis en ligne en 2002. Nous voulons mettre fin à cette disproportion flagrante en professionnalisant le média", ajoute Hervé Simonin. Le SRI veut éviter l'écueil rencontré par la radio libre, qui a mis dix ans pour être considérée par les annonceurs et intégrée systématiquement dans les plans plurimédias.

Bien que cinq des leaders de l'Internet français soient à l'initiative de ce syndicat, la liste des membres reste, selon Hervé Simonin, encore ouverte, même aux plus petites régies. Aucune barrière d'entrée n'a été fixée. Seule contrainte : être une régie exclusivement online.

En suivant cette logique, le SRI risque à terme de recréer un "e-Syndicat bis", mais avec une différence de taille : cinq des plus grands éditeurs auraient la main sur son fonctionnement. Une démarche qui risque d'assommer définitivement l'e-Syndicat, placé aujourd'hui en veille. Après avoir lancé de nombreuses initiatives, dont la création de l'étude sur les investissements publicitaires online en collaboration avec TNS Media Intelligence et l'IAB, l'e-Syndicat n'était guère actif depuis plusieurs mois. Son président, Alexandre Stopnicki, a pris du recul afin de suivre plus attentivement de sa régie Numériland. Interrogé par le JDN, il n'a pas souhaité faire de commentaires sur la création du SRI.

La volonté de professionnaliser le média affichée par le SRI est déjà soutenue par plusieurs mesures : l'adoption d'un seul outil de mesure de référence, à savoir Nielsen//NetRatings, et l'engagement de ne pas traiter en direct avec les annonceurs mais de travailler avec les agences médias. Une régle déjà appliquée dans les autres médias.

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D'autres actions sont prévues au travers du SRI. Le nouveau syndicat devrait rencontrer les principales associations du monde de la publicité afin de leur expliquer ses objectifs et d'établir des liens. Des rendez-vous seront ainsi pris avec l'Union des Annonceurs (UDA), l'Union des Entreprises de Conseil et Achat Media (Udecam), le Club des Annonceurs, l'Interactive Advertising Bureau (IAB) ou encore l'Association des Agences-Conseils en Communication (AACC).

[Florence Santrot, JDNet]
 
 
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