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Comme un coup de tonnerre dans
un ciel bleu, cinq des principaux portails Internet
français ont annoncé la création
d'un nouveau syndicat des régies Web, en parallèle
du pré-existant e-Syndicat. Baptisé SRI
(Syndicat des régies Internet), ce syndicat compte
aujourd'hui cinq membres, cinq acteurs majeurs en France :
AOL, MSN, Tiscali, Wanadoo et Yahoo. Tous les cinq réunis,
ils "pèsent" 81 % de l'audience
Internet en France et presque autant du marché
de la publicité en ligne.
"Nous
ne nous retrouvions plus à l'intérieur
de l'e-Syndicat, qui rassemble une centaine de régies,
explique Hervé Simonin, président du SRI
et directeur général adjoint de
Tiscali France. Dans ce syndicat, les leaders n'avaient
pas une part de voix proportionnelle à leur poids
dans le marché. C'est pourquoi nous avons décidé
de créer une nouvelle entité, comparable
à ce qui existe pour la télévision,
avec le SNPTV,
ou en radio avec le SIRRP."
L'objectif
affiché du SRI est d'accompagner la montée
en puissance du média Internet. "Alors qu'aujourd'hui
32 % des foyers sont connectés et que 76 %
des 16-24 ans surfent régulièrement sur
Internet, seulement 2,2 % des investissements publicitaires
bruts Secodip ont été investis en ligne
en 2002. Nous voulons mettre fin à cette disproportion
flagrante en professionnalisant le média",
ajoute Hervé Simonin. Le SRI veut éviter
l'écueil rencontré par la radio libre,
qui a mis dix ans pour être considérée
par les annonceurs et intégrée systématiquement
dans les plans plurimédias.
Bien que cinq des leaders
de l'Internet français soient à l'initiative
de ce syndicat, la liste des membres reste, selon Hervé
Simonin, encore ouverte, même aux plus petites
régies. Aucune barrière d'entrée
n'a été fixée. Seule contrainte :
être une régie exclusivement online.
En suivant cette logique,
le SRI risque à terme de recréer un "e-Syndicat
bis", mais avec une différence de taille :
cinq des plus grands éditeurs auraient la main
sur son fonctionnement. Une démarche qui risque
d'assommer définitivement l'e-Syndicat, placé
aujourd'hui en veille. Après avoir lancé
de nombreuses initiatives, dont la création de
l'étude sur les investissements publicitaires
online en collaboration avec TNS Media Intelligence
et l'IAB, l'e-Syndicat n'était guère actif
depuis plusieurs mois. Son président, Alexandre
Stopnicki, a pris du recul afin de suivre plus attentivement
de sa régie Numériland. Interrogé
par le JDN, il n'a pas souhaité faire de commentaires
sur la création du SRI.
La volonté de professionnaliser
le média affichée par le SRI est déjà
soutenue par plusieurs mesures : l'adoption d'un
seul outil de mesure de référence, à
savoir Nielsen//NetRatings, et l'engagement de ne pas
traiter en direct avec les annonceurs mais de travailler
avec les agences médias. Une régle déjà
appliquée dans les autres médias.
D'autres actions sont prévues
au travers du SRI. Le nouveau syndicat devrait rencontrer
les principales associations du monde de la publicité
afin de leur expliquer ses objectifs et d'établir
des liens. Des rendez-vous seront ainsi pris avec l'Union
des Annonceurs (UDA),
l'Union des Entreprises de Conseil et Achat Media (Udecam),
le Club
des Annonceurs, l'Interactive Advertising Bureau
(IAB)
ou encore l'Association des Agences-Conseils en Communication
(AACC).
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