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Amazon.com a annoncé
un chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dollars au
deuxième trimestre, en progression de 36,4% par
rapport à la même période en 2002.
Pour le troisième trimestre, traditionnellement le plus
calme de l'année pour la société
américaine, celle-ci attend néammoins
un chiffre d'affaires "compris entre 1,075 et 1,15
milliard de dollars". Amazon a enregistré une perte
nette de 43 millions de dollars, contre 94 millions
au deuxième trimestre 2002, un résultat
attribué à la poursuite des réductions de coûts.
Par ailleurs, la société a relevé ses
prévisions pour l'année et prévoit une
croissance de son chiffre d'affaires d'au moins 25%
(entre 4,9 et 5,1 milliards de dollars, au lieu des
4,7 milliards initialement prévus). L'activité
d'Amazon a clairement profité du phénomène
édiitorial du moment, la mise en vente du tome
5 des aventures de Harry Potter, qu'il aurait déjà
écoulé à 1,4 million d'exemplaires.
Mais si le cyber-libraire est très disert sur
les performances de l'apprenti-sorcier, il est comme
toujours d'une discrétion presque absolue sur
celles de ses filiales, dont la France. Le point sur
l'état de santé et les perspectives d'Amazon
avec Thomas Lot, Vice president et General Manager Europe.
JDN.
La réduction des pertes a été soulignée
par beaucoup d'observateurs. Est-ce le fait le plus
marquant à vos yeux?
Thomas Lot. Je retiendrai en premier lieu la
croissance de notre activité, puisqu'Amazon a
réalisé un chiffre d'affaires de 1,1 milliard
de dollars au premier semestre, soit une hausse de 37%
(30% hors effet de change), alors qu'à l'international,
cette croissance a été de 81% (57% hors
effet de change). Elle s'explique notamment par les
effets de la livraison gratuite [NDLR : proposée
sur tous les marchés d'Amazon, selon des modalités
et des seuils variables] et de nos prix bas. En
fait, nous profitons d'une sorte de cercle vertueux
: ces prix bas amènent plus de clients, qui permettent
d'attirer plus de fournisseurs, ce qui entraîne
une baisse des nos prix, etc. Notre stratégie
est de réaliser un maximum d'économies
d'échelle qui se répercutent à
terme sur nos prix.
Quelles
sont les perspectives d'Amazon?
Amazon est de plus en plus efficace, en particulier
parce que nous avons investi 200 millions de dollars
en un an dans les technologies plutôt que dans
l'immobilier. Cela se traduit par des sites plus performants
en terme de personnalisation
et où la recherche est toujours plus simple,
mais aussi par une amélioration de nos circuits
logistiques. Et ce n'est pas fini, car nous n'en sommes
qu'à l'an I du e-commerce. Par ailleurs, nous
continuons à étendre nos gammes de produits.
Aux Etats-Unis, la boutique mode qui accueillait 400
marques fin 2002 en compte aujourd'hui un millier. Nous
avons lancé nos gammes de produits électro-ménagers
en Allemagne et en Grande-Bretagne, une boutique d'électronique
grand public au Japon [NDLR : Amazon France se refuse
pour l'instant à annoncer la date d'éventuels
lancements similaires]. un autre fait marquant est
la mise en place aux Etats-Unis d'un accord avec le
distributeur Target. Un nombre croissant de partenaires
utilisent Amazon sous différentes formes, pour
profiter de sa technologie ou de sa logistique. Ainsi,
en Grande-Bretagne, le libraire Waterstone's nous a
confié son activité e-commerce. Nous sommes
en discussion avec d'autres distributeurs dans les différents
pays où nous sommes présents, mais il
est trop tôt pour donner des noms.
Que
faites-vous ou dites-vous pour motiver vos équipes
aujourd'hui?
Il faut leur offrir un environnement de travail dynamique
et stimulant. Plus généralement, je pense
que nous construisons quelque chose de passionnant car
nous vivons un moment de l'histoire, celui où
Internet se crée. L'activité évolue
et cela offre des opportunités de développement
personnel, des responsabilités opérationnelles
très orientées vers l'action. Ce qui est
fantastique avec Internet, c'est qu'on voit très
vite les résultats...
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