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Depuis son lancement, vendredi
29 août, le logiciel Skype connaît un succès
qui ne se dément pas. Destiné à
faire de la téléphonie de PC à
PC (VoIP),
Skype est le tout dernier projet des inventeurs du système
d'échange de fichiers KaZaA. Le système
repose lui aussi sur le principe du peer to peer. Une
solution pas vraiment innovante dans ce domaine, puisque
la plupart des solutions de VoIP sur PC fonctionnent
déjà sur cette architecture. C'est par
exemple le cas de Net2Phone, l'un des systèmes
leaders sur le marché.
De
la même manière que Net2Phone, Skype nécessite
pour fonctionner que les personnes qui souhaitent se
téléphoner disposent du logiciel et d'un
identifiant. Chaque utilisateur
répertorie alors sur son logiciel les personnes
de sa connaissance, tout comme avec les applications
de messagerie instantanée.
Les
différences affichées par Skype par rapport
aux autres solutions de VoIP destinées aux particuliers
sont au nombre de quatre. D'une part, Skype revendique
une meilleure qualité sonore sur les échanges
vocaux grâce au soutien du réseau peer-to-peer
FastTrack développé pour KaZaA (et sur
lequel repose le système de VoIP). Skype affirme
en outre pouvoir passer à travers tous les firewalls
ou installations faisant appel à un Proxy.
Mais ce dernier point reste cependant à vérifier :
les premiers essais effectués par la rédaction
du JDN infirment cette information.
Autre possibilité offerte
par Skype : organiser des discussions à
plusieurs. Ces conférences téléphoniques
sont une des applications les plus attendues en matière
de VoIP. Skype autorise également le cryptage
des données envoyées, une fonction qui
permet de sécuriser les conversations. Enfin,
cerise sur le gâteau, l'absence de publicité
sur le logiciel.
En moins de deux semaines,
Skype revendique 110 000 téléchargementsl.
La société affirme que 6 500 internautes
ont simultanément utilisé l'outil au cours
des douze premiers jours de mise en circulation de Skype.
Si le logiciel est proposé
gratuitement en téléchargement, il est
cependant prévu de proposer à terme des
services payants. Reste à savoir s'il s'agira
de nouvelles options ou si certaines fonctionnalités
actuellement libres d'accès seront finalement
facturées.
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