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(Modification 29/09/03,
9h56) La rentrée a été fatale
à Findexa Holding France, qui exploite l'Annuaire
Soleil et deux autres services (APE, ATB). Le 16 septembre,
le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé
la liquidation judiciaire d'Annuaire Soleil (Soleil
Publicité). Sa société jumelle
Annuaire Phone Edition (APE) est en cessation de paiement.
Annuaires Téléphoniques de Bretagne (ATB),
la troisième entité du groupe, n'est pas
touchée. La décision de liquidation d'Annuaire
Soleil a consterné les 316 salariés de
Findexa Holding France. "On a commencé à
évoquer des projets de restructuration à
partir d'avril, explique un salarié sous le couvert
de l'anonymat. Nous avons l'impression d'avoir été
lâchés sans que tous les efforts aient
été faits pour sauver l'entreprise."
Le fond de garantie des salaires devrait servir à
amortir les conséquences financières des
licenciements.
Pourquoi la situation de Findexa France s'est-elle détériorée
aussi rapidement ? Les problèmes de fond sont
connus : la santé du marché publicitaire
est précaire et les Pages Jaunes de Wanadoo/France
Télécom dominent dans le secteur des annuaires
professionnels. Avec ses 28 annuaires locaux distribués
en 6 millions d'exemplaires, l'Annuaire Soleil estime
être parvenu à grapiller une part
de marché de 5% dans le secteur des annuaires
professionnels en France. Très bien implantée
en Ile-de-France, la société avait pour
ambition d'élargir sa couverture au niveau national.
Les acquisitions d'APE et d'ATB, effectuées dans
les années 2000-2001, entraient dans cette stratégie.
Depuis deux ans, Annuaire Soleil était arrivé
sur Internet mais, là encore, il n'est pas évident
de faire face au rouleau compresseur PagesJaunes.fr.
La liquidation découle en premier lieu de la
décision de Findexa International, la maison-mère
norvégienne de Findexa Holding France, de couper
net les investissements en France. Le motif principal
est le manque de visibilité en termes de retour
sur investissement (l'équilibre n'était
prévu qu'à l'horizon 2007).
La décision de cesser le financement de Findexa
France est survenue dans le courant de l'été
: dans un échange de mails confidentiels survenu
début août et que le JDN a pu consulter,
il apparaît que Findexa France a demandé
un prêt de 225.000 euros à la direction
financière de Findexa International. Mais cette
requête a été rejetée par
la maison-mère norvégienne, regrettant
son "incapacité" à garantir
une nouvelle ligne de crédit. Selon les mails
échangés, Findexa International affirme
avoir soutenu sa branche française à hauteur
de 5,3 millions d'euros depuis le début de l'année.
Contactée par le JDN, la direction de Findexa
International confirme l'arrêt des activités
en France. "Notre stratégie dans nos pays
d'implantation est de conquérir des parts de
marchés pour devenir des acteurs importants,
indique Gro Ismar, Information Manager de Findexa International.
Sur deux marchés, nous ne sommes pas parvenus
pas à devenir rentables : l'Espagne et la France."
Outre ces deux pays, le groupe est essentiellement présent
dans le Nord de l'Europe (Finlande, Russie, Pays Baltes,
Pologne, Ukraine, République Tchèque...).
C'est en 1996 que Findexa International,
ancienne filiale du groupe de télécommunications
norvégien Telenor devenue une propriété
du fonds américain Texas Pacific Group en novembre
2001, avait racheté L'Annuaire Soleil. Depuis
sa reprise, 35 millions d'euros auraient été
injectés dans la structure pour soutenir son
activité. Les derniers résultats restent
mitigés : en 2002, le chiffre d'affaires de Findexa
France s'est élevé à 20 millions
d'euros et ses pertes s'élevaient à 5,3
millions d'euros.
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