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Depuis vendredi 26 septembre,
les abonnés Noos rencontrent de gros problèmes
d'utilisation du service mail du fournisseur d'accès
Internet par câble. Dès le 24 septembre,
le FAI signalait à ses abonnés la propagation
d'un nouveau virus appelé "Swen" qui prend "la
forme d'un e-mail anglais semblant provenir du support
Microsoft et proposant un correctif de sécurité",
indiquait-on dans l'espace "Info réseaux"
du site Noos.fr.
Outre
une contamination par mail, Swen est aussi capable d'infester
les ordinateurs par l'intermédiaire des réseaux
peer to peer et de l'IRC. Dès cette première
annonce, le FAI ne s'est pas caché des conséquences
que pouvait avoir un tel virus : "Cela surcharge
l'ensemble des serveurs mails noos.fr et par conséquent
cela impacte la qualité perçue de ce service par tous
les clients de Noos."
Malgré
un problème identifié dès le 24,
la chose a empiré pour aboutir le 26 septembre
à une panne quasi totale du service de messagerie
de Noos. Mardi 30 septembre, le FAI a publié
un nouveau message pour expliquer la situation à
ses abonnés : "nous constatons depuis quelques
jours une dégradation de la messagerie noos.fr liée
à un spam généré par des abonnés Noos. [...] Noos poursuit
son action pour filtrer et identifier les adresses IPs
émettrices."
Il faut croire que les abonnés
Noos ont été tout particulièrement
infectés par Swen car le problème n'est
toujours pas réglé à ce jour. "Tout
devrait rentrer dans la normale d'ici la fin de la semaine,
affirme cependant une porte-parole du FAI. Nous avons
une équipe dédiée qui se déplace
au domicile des personnes infectées pour nettoyer
leur ordinateur. Par ailleurs, nous garantissons qu'aucun
mail légitime [c'est-à-dire non "virusé",
ndlr] n'a été détruit. Les
abonnés vont recevoir tous leurs mails, même
si c'est avec du retard."
En attendant, les Noosnautes
vont devoir prendre leur mal en patience. Le souci est
qu'il semble qu'une grande partie des abonnés
ne soit pas au courant de la présence de ce virus
sur les serveurs Noos.
Pour preuve, hier encore, nombre
d'abonnés ont posté des messages sur le
sujet sur le BIDEx (Base Informelle des Dysfonctionnements
Exprimés) et indiqué ces incidents sur le site
de l'association Luccas, qui défend les intérêts
des abonnés Noos. Aucun des intervenants n'avait
eu vent de la surcharge des serveurs pour cause de virus
spammeur.
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