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Créé en 1997, le
site de l'Institut national de la propriété
industrielle (Inpi) a inauguré à la rentrée
sa nouvelle version, réalisé par Ogilvy
Interactive. "Nous avons placé les besoins des utilisateurs
au coeur de la refonte du site. Dès la page d'accueil,
nous donnons accès aux contenus destinés aux non-spécialistes
mais également à un espace dédié aux professionnels",
explique Yannick Chaudron, responsable du site Inpi.fr.
Un nouvel espace FAQ et une newsletter ont fait leur apparition.
Il existe trois principaux centres d'intérêts
sur le Web de l'Inpi : ses accès aux bases de données,
les téléchargements de formulaires et la
boutique électronique.
Dans
le premier cas, Inpi.fr sert de porte d'accès
aux différentes bases de données thématiques
: Plutarque, Icimarques et Euridile. Pour les procédures
de dépôts de titres de propriété
industrielle, le site propose un espace dédié
"Déposer à l'Inpi", qui regroupe
les six principaux formulaires disponibles en format
PDF comme le formulaire de requête en délivrance
de brevet ou de certificat d'utilité, le formulaire
de désignation de l'inventeur ou le formulaire
de retrait. L'Inpi ne communique pas le nombre de fichiers
PDF téléchargés. De source Xiti,
le service en ligne enregistre 85.000 visiteurs par
mois.
La boutique électronique, qui existait déjà
dans l'ancienne version, est davantage mise en avant
: elle permet de demander des copies de documents, des
renseignements sur des extraits de bases de données
de l'INPI, d'effectuer des recherches d'antériorités,
etc. L'Inpi reste discrète sur le chiffre d'affaires
obtenu à travers l'exploitation de la boutique
en ligne. Tout juste parvient-on à savoir que
l'on recense 1.000 commandes par mois. 80% des règlements
sont effectués par cartes bancaires. Cet espace
marchand du site nécessite au préalable
l'ouverture d'un compte client auprès de l'Inpi.
A ce jour, 300 identifiants et mots de passe pour accéder
à cette boutique en ligne ont été
diffusés.
Courant octobre, l'espace professionnel du site devrait
ouvrir. Il devrait notamment comprendre les contributions
du club de Saint-Petersbourg, un "think tank"
dédié aux professionnels de la propriété
industrielle. Cet espace devrait également permettre
de mieux vendre le système de téléprocédure
destiné à effectuer des dépôts
sous forme électronique. Un processus, ouvert
depuis janvier 2003, repose sur le système Epoline (pour
European Patent Office Online) développé par l'Office
européen des brevets. Ce service est accessible à
travers un CD-Rom d'installation, une carte à puce personnalisée
et son lecteur.
En parallèle, Plutarque.com,
le moteur de recherche des images et textes liés
aux brevets (3 millions), marques (2,2 millions), dessins
et modèles (plus de 600.000), a également
fait l'objet d'un lifting. Le service comprend également
plus de 31.000 notices concernant la jurisprudence sur
les titres de propriété industrielle.
"L'atout majeur de Plutarque est de fédérer toutes
les informations propriété industrielle dans un même
portail, en permettant à tout un chacun dans l'entreprise
d'y accéder", explique Marie-Louise Candelon, en
charge du projet au sein de l'Inpi. En général,
les cibles sont des des directeurs marketing, des ingénieurs,
dirigeants de PME/PMI, des chercheurs, les cabinets
d'études experts, etc.
Pour faciliter la compréhension de ce monde parfois
obstru de la propriété industrielle, Plutarque.com
dispose dorénavant d'un mode guidé pour
les novices. Le service en ligne s'appuie sur des technologies
de recherche innovantes en langage naturel, qui inclueront
prochainement la recherche image. Selon Marie-Louise
Candelon, l'intégration de ces technologies de recherche
"intelligentes" facilite les démarches des utilisateurs
non experts.
Le service est commercialisé
sous trois grandes formules : paiement à l'acte,
forfait à l'unité ou abonnement mensuel.
Depuis son ouverture en juin 2002, Plutarque.com fait
l'objet d'une exploitation sous forme de déléguation
de service public. C'est le prestataire intégrateur
Jouve qui se charge de la commercialisation du service.
Contacté par le JDN, Jouve ne communique pas
les résultats de Plutarque.com pour des "raisons
concurrentielles". Jouve est l'un des partenaires
privilégié de l'Inpi : il prend également
en charge de l'hébergement du site Inpi.fr.
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