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Après le paiement électronique
destiné aux marchands, la Caisse d'Epargne investit
le segment de la sécurisation des paiements en
ligne pour les collectivités locales. Un virage
pris par la banque il y a environ un an après
qu'un nombre croissant d'associations aient exprimé
le besoin de mettre en place un système permettant
à leurs membres de payer leur cotisation en ligne.
Une
tendance que la Caisse d'Epargne a prolongé en
proposant, depuis début de l'année, son
service de paiement sécurisé ServicePublicPlus
(SPPlus) aux collectivités locales. Un segment
fécond puisque à ce jour la banque compte
environ 70 associations et cinq collectivités
locales clientes parmi lesquelles figurent des communes
comme Chamalières (63), Bayonne (64), Valloire
(73) ou Mont-Saint-Aignan (76). La Caisse d'Epargne
indique être à cve jour en cours de négociation
avec une dizaine de mairies de petites ou de très
grandes villes.
Un accueil favorable que la
banque impute à la praticité du paiement
en ligne tant pour les municipalités (les flux
électroniques désengorgent le service
de traitement des chèques) que pour les administrés,
dont le compte bancaire n'est la plupart du temps débité
qu'en fin de mois et non pas dans la foulée de
l'envoi d'un chèque.
"Actuellement, les systèmes
de paiement sécurisé que nous avons mis
en place sur les sites de collectivités locales
concernent essentiellement des services municipaux comme
les crèches, les restaurants scolaires, les prestations
à la petite enfance ou le stationnement en ville,
explique Gérard Nakach, responsable du développement
commercial sur le marché des collectivités
locales au sein de la Caisse d'Epargne. Mais SPPlus
peut également servir à payer d'autres
activités gérées par les communes
comme les abonnements aux remontées mécaniques,
ce qui est le cas à Valloire, ou encore la réservation
en ligne de places de théâtre."
Comme pour les e-commerçants,
les collectivités locales intéressées
par cette solution doivent remplir un contrat de vente
à distance par carte bancaire et obtenir l'aval
(ce qui est toujours le cas) du Trésor Public.
La mise en place de l'application de paiement sécurisé
ne nécessite pas, elle, d'investissement technique.
Deux cas de figure peuvent
toutefois se présenter : soit la municipalité
a développé elle-même son propre
site, auquel cas, l'implémentation de ServicePublicPlus
nécessitera au plus qu'un jour de travail; soit
la collectivité locale dispose d'un logiciel
de gestion des mairies et dans ce cas il lui suffit
de demander l'activation de la fonctionnalité
SSPlus.
Après déploiement,
le trésorier de la mairie est informé
chaque jour et de manière instantanée
par la Caisse d'Epargne de l'état des paiements
sur son site. Pour des raisons de sécurité,
les transactions ne s'effectuent pas directement sur
le site de la collectivité mais via l'espace
sécurisé du site de la Caisse d'Epargne.
Une fois les transactions validéee, celles-ci
sont versées directement sur le compte de la
commune au Trésor Public.
SPPlus repose sur système
de tarification variable, selon la grosseur de la collectivité
locale et le nombre de transactions effectuées.
Difficile d'estimer donc le coût exact de cette
solution. Seule indication, la structure de la tarification
adoptée par la Caisse d'Epargne repose sur deux
éléments : un abonnement mensuel
au service et un coût à la transaction,
variant en fonction des volumes selon un principe de
dégressivité.
Enfin, pour tenir compte des
réticences des usagers à payer en ligne,
la Caisse d'Epargne a accompagné ServicePublicPlus
de trois services complémentaires : ID-Tronic
(un système qui permet à l'internaute
de réaliser des transactions sans donner son
numéro de carte bancaire), Initiative Courriel
(un e-mail permettant grâce à un bouton
d'accéder directement au service de paiement
sécurisé de la Caisse d'Epargne) et Moneytronic
(un porte monnaie virtuel pré-alimenté).
Une panoplie d'outils qui pourrait permettre d'accélérer
la pénétration du paiement en ligne dans
la vie de tous les jours.
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