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A l'heure
du développement de l'administration électronique, promue
par le gouvernement, qui définit actuellement un plan
stratégique dans ce but, sous le patronage de l'ADAE (Agence
pour le Développement de l'Administration), il est de
bon ton pour les citoyens de s'adresser à leur administration
via Internet. Dans un contexte où la communication électronique
avec les pouvoirs publics se révèle encore
laborieuse (Lire l'article
du JDN du 26/09/03), le site de l'Elysée fait
figure de pionnier. Depuis 1998, les Français ont la possibilité
d'écrire en ligne au président.
En
moyenne, les e-mails représentent aujourd'hui 10% du
courrier total reçu par le Président de la République.
En 2002, 40.490 messages lui sont parvenus par ce biais.
Ce nombre est en augmentation régulière depuis 1998,
l'année de lancement du service, durant laquelle près
de 11.000 messages électroniques avaient été envoyés.
La procédure pour contacter le Président est très simple
: la rubrique "Ecrire au Président" mène directement
à un formulaire. Il suffit de sélectionner dans un menu
déroulant le sujet principal du message, d'écrire son
texte, et de choisir son mode de réponse : courrier
postal ou e-mail (avant 2001, toutes les réponses se
faisaient par courrier postal...).
Comme le
courrier postal, l'ensemble des e-mails qui transitent
par le site de l'Elysée sont traités par le service
de la correspondance présidentielle, qui compte une
centaine de collaborateurs. Seuls les messages émanant
de personnes ayant fourni leurs coordonnées complètes
reçoivent une réponse. Il s'agit la plupart du temps
d'un courrier type (les courriers types sont créés par
les conseiller du président, au fur et à mesure des
nouveaux thèmes abordés), plus rarement d'une réponse
individuelle émanant du président, qui répond personnellement
chaque semaine à certains courriers.
Aux Etats-Unis,
il est devenu depuis quelques mois beaucoup plus fastidieux
d'écrire à George W. Bush. Sur le site de la Maison
Blanche, la rubrique "Contact" offre deux possibilités
aux internautes qui souhaitent envoyer un mail au chef
de l'Etat : une adresse e-mail et un lien vers un formulaire.
Le premier choix est pour le moins inutile, puisqu'il
ne garantit ni une réponse en rapport avec le courrier,
ni même la lecture du message par les équipes du Président.
Le recours
au formulaire, mis en place en juillet, garantit la
réception d'une réponse type, en relation avec le sujet
du message, sous un à trois jours, mais au prix de quelques
efforts… Tout d'abord, l'utilisateur doit renseigner
un champ précisant si son message est à caractère général,
si c'est une critique de l'action du gouvernement, ou
au contraire un message d'encouragement. Avant de remplir
ses coordonnées, il lui faut également choisir le thème
de son intervention, parmi onze catégories comportant
elles-mêmes des sous-thèmes, sachant qu'il n'existe
pas de catégorie "divers", et que certains grands thèmes
sont absents (le chômage, par exemple, ou encore l'Europe).
Le système
envoie ensuite un mail automatique au correspondant,
lui demandant s'il avait effectivement l'intention de
faire parvenir un message au président. Il doit y répondre
sous les 72 heures pour confirmer son envoi. Interrogée
par le New York Times, la Maison Blanche justifie l'installation
de ce nouveau système par un effort de simplification
(pour l'administration) de la gestion des mails reçus
chaque jour (plus de 15.000, selon un porte-parole).
Sur le
site du gouvernement fédéral allemand, le même
formulaire permet d'envoyer un message au Chancelier,
au gouvernement et à son office de presse et d'information.
Pour écrire à Tony Blair, le Premier ministre britannique,
le citoyen a le loisir de passer par un formulaire en
ligne ou le courrier postal ; dans le premier cas, il
ne pourra recevoir de réponse (pour des raisons invoquées
de protection des données personnelles). Le site du
gouvernement italien fournit quant à lui une adresse
e-mail, tandis que sur le site du gouvernement espagnol,
aucun contact n'est disponible.
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