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Parallèlement au développement
de la "pay TV" haut débit enclenché
au niveau groupe avec le projet TPSL, e-TF1 poursuit sa
trajectoire Internet. Depuis juillet, le pôle interactif
du groupe audiovisuel dispose d'un nouveau directeur :
Christian Grellier. L'ancien responsable du Studio Multimédia
de TF1 a pour mission de piloter la montée en charge
des services interactifs en multi-canal (Internet, mobile,
Audiotel, Minitel et télétexte) autour des
chaînes du groupe : TF1 en premier lieu, mais aussi
des chaînes thématiques comme LCI, Eurosport,
Infosport ou la toute nouvelle Tfou TV.
Actualité
oblige, la rentrée d'e-TF1 est surtout marquée
par un programme événementiel phare :
Star Academy. Pour la saison 2003-2004, un abonnement
forfaitaire, qui permet notamment d'accéder au
"live haut débit" pour suivre les péripéties
des candidats, est commercialisé à 16
euros. L'objectif est de parvenir d'ici la fin de l'année
à 10 000 abonnés.
Dans les jours à venir,
e-TF1 va proposer une formule "chat board"
consacrée à la Star Academy. Au cours
des deux heures quotidiennes où le flux streaming
n'est pas accessible (par convention CSA), les téléspectateurs
pourront chatter par SMS avec les candidats. Une nouvelle
animation qui vise directement les 200 000 abonnés
qui ont pris une option "live" sur un bouquet
TV numérique (TPS via satellite ou par un câblo-opérateur)
ou sur Internet.
Cette logique événementielle
est aujourd'hui parfaitement intégrée
au sein d'e-TF1. Christian Grellier est convaincu que
l'audience du portail peut "fluctuer considérablement"
en fonction des évènements mis en place
ou de l'actualité. En septembre, de source Nielsen//NetRatings,
TF1.fr a recensé 1,2 million de visiteurs uniques.
La stratégie événementielle ne
se limite pas à la seule Star Academy. Le 7 octobre
dernier, e-TF1 a organisé la rediffusion en direct
du match France 98-OM en streaming. A l'occasion de
ce programme haut débit, 45 000 sessions
vidéo ont été débitées
au cours du match. "C'est l'équivalent du
nombre de spectateurs ayant assisté au match
au stade Vélodrome", souligne Christian
Grellier.
Autre front sur lequel s'active le pôle interactif :
la déclinaison Internet des émissions
phares de TF1. Après le lancement de Téléfoot.fr
en septembre, c'est au tour du magazine Auto-Moto de
disposer d'une vitrine Web, accessible via l'onglet
"Sports" de TF1.fr. Le portail automobile
Caradisiac s'est associé à ce nouveau
service en proposant un accès à ses petites
annonces auto. Dans la lancée, un site dédié
à l'astrologie devrait voir le jour sur le portail
d'ici la fin de l'année.
Sur le modèle économique, e-TF1 s'appuie
toujours sur les mêmes piliers : publicité,
e-commerce et services payants. Depuis le début
de l'année, le pôle interactif a ajouté
une corde à son arc avec la commercialisation
de sa base de données des membres de TF1.fr.
Une nouvelle activité sur laquelle e-TF1 travaille
en collaboration avec des "brokers" du secteur
de l'e-mailing ou du mailing postal (Effidata, 21 sens,
Koba, Koodpo).
Ce développement a été
facilité par la mise en place d'un compte unique,
sous le principe du "single sign in", pour
faciliter l'accès à l'ensemble des services
personnalisés de TF1.fr (communauté, jeux
en ligne, etc.) et du coup simplifier la navigation
sur le portail. Aujourd'hui, sur 2 millions d'inscrits
sur TF1.fr, la moitié des adresses est commercialisable.
En matière d'offre
premium, les déclinaisons de jeux payants se
poursuivent. Prochainement, le jeu de lettres Composio,
commercialisé par TF1 Games, devrait passer en
mode payant. Sur ses jeux phares ("Qui veut gagner
des millions ?" et "Le Maillon Faible"),
e-TF1 s'appuie développé sa stratégie
d'affiliation afin d'augmenter la visibilité
de ces services ludiques. La déclinaison Internet
de "Qui veut gagner des millions ?", déjà
proposée sur Wanadoo, est dorénavant accessible
depuis Yahoo.fr. A terme, l'intégration de ces
services payants dans l'offre Kiosque FAI de France
Télécom est également envisagée.
Autre terrain d'action : le mobile. Face à
la déferlante des nouveaux services multimédias
mobiles, e-TF1 place petit à petit ses pions
dans l'univers i-mode de Bouygues Télécom.
Le pôle interactif est également présent
sur le Wap et propose un portail vocal où sont
accessibles les grandes chaînes du portail (information,
sports, Bourse, astrologie, etc.). En matière
de SMS et de SMS Plus, un marché sur lequel TF1
est très présent grâce à
la Star Academy, le groupe reste plus discret et ne
communique pas sur les volumes de messages enregistrés.
Toutes ces déclinaisons n'empêchent pas
le pôle interactif d'explorer le potentiel du
commerce électronique. e-TF1 a signé un
accord avec Le Monde Interactif pour la constitution
d'une rubrique "shopping" sur le quotidien
en ligne. Grâce à cet accord, Le Monde
Interactif va pouvoir insérer des liens "shopping"
sur ses pages articles, à l'instar du dispositif
qui a été mis en place sur TF1.fr. Une
autre façon, volontaire, d'aborder le marché
des liens sponsorisés. "Nous préférons
développer la notion de liens shopping plutôt
que de favoriser des systèmes de liens sponsorisés",
indique Christian Grellier. Le directeur d'e-TF1 ne
cache pas qu'il est d'ailleurs "très sollicité"
par les acteurs du marché des liens sponsorisés
pour une éventuelle collaboration.
Tous
ces développements s'inscrivent dans une finalité,
suprême : e-TF1 doit parvenir au point mort
en 2004. Un objectif qui passe par une stratégie
de conquête progressive. "Dans le domaine
du Net, nous nous trouvons au bout du cycle des trois
E, philosophe Christian Grellier. Après l'euphorie
et l'essouflement, place à l'écosystème."
Pour donner un coup de pouce à "l'écosystème"
e-TF1 intègre depuis le 1er juillet les revenus
de TF1 Interactif, c'est-à-dire ceux tirés
des services Audiotel, mobiles et Minitel. Sur le premier
semestre 2003, le pôle interactif du groupe de
télévision a réalisé un
perte de 2,3 millions d'euros contre 4,8 millions un
an plus tôt.
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