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Si certains annonceurs n'hésitent
pas à mettre en avant leur site Internet pour du
teasing (comme ce fut le cas récemment pour Head
& Shoulders, lire notre article),
ils demeurent une minorité. La plupart des grandes
marques se refusent encore à indiquer systématiquement
l'adresse de leur site Web dans leur campagne presse ou
le font de manière tellement discrète que
lire une URL relève
parfois de l'acrobatie.
Afin
de suivre l'évolution du nivau d'insertion des
URL dans les campagnes de presse, le JDN a renouvelé
l'expérience menée en décembre
2002 et en juin
dernier. A nouveau, nous avons analysé les
encarts publicitaires diffusés dans quatre magazines
grand public : Marie-Claire, Le Nouvel Observateur,
Télérama et L'Expansion (la même
sélection qu'en juin dernier).
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L'insertion
des URL dans les campagnes de presse
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Décembre
2003 *
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Juin
2003 *
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Décembre
2002 **
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Campagnes
sans URL
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31,2
%
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27,7
%
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33,5
%
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Campagnes
avec URL discrète
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28,7 %
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29,6 %
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34,1 %
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Campagnes
avec URL visible
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40,1
%
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42,7
%
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32,4
%
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Source
: JDN
* Pige réalisée
sur quatre titres (Marie-Claire, Le Nouvel
Observateur, Télérama, L'Expansion).
253 campagnes ont été pigées
** Pige réalisée sur onze titres
(Biba, Capital, Challenge, Elle, L'Expansion,
L'Express, Le Nouvel Observateur, Le Point, L'Usine
Nouvelle, Télérama et La Vie du
Rail)
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Le nombre d'encarts ne comportant
pas d'URL a progressé entre juin et décembre.
Alors que la proportion était de 27,7 %
cet été, il est repassé au-dessus
des 30 % en cette fin d'année. Sans pour
autant revenir au niveau de décembre 2002,
où plus d'un tiers des campagnes ne comportaient
aucune adresse. C'est la même chose pour le
nombre de campagnes avec URL visibles, qui passe de
42,7 % en juin à 40,1 % en décembre,
soit 2,6 points de moins en six mois.
La meilleure
façon de rendre visible une URL semble être
de la présenter dans un cartouche (c'est le
cas de Lancôme par exemple), de la colorer ou
de la mettre en caractères gras. La présentation
sur un fond clair est évidemment conseillée.
En ce qui concerne le positionnement, le coin en bas
droite d'une page est préférable car
cela va dans le sens de la lecture. L'affichage vertical
est à proscrire, surtout si la taille des caractères
est très réduite car le lecteur aura
tendance à prendre cela pour les crédits
photos ou publicitaires.
Et si la
part de "campagnes discrètes" continue
de chuter, celles qui demeurent le sont particulièrement
! Nous avons constaté lors de cette pige une
multiplication d'adresses Web quasiment invisibles.
Une majorité des annonceurs féminins
a ainsi opté pour placer leur URL verticalement
dans la partie gauche de leur encart, au niveau du
collage de la page dans le magazine. Pour pouvoir
lire l'URL, il faut donc prendre le soin de bien applanir
les pages. Sans cela, l'adresse du site est invisible.
Pire,
dans l'édition de décembre du magazine
Marie-Claire, dans une campagne pour le nouveau
parfum de Givenchy, l'adresse du site était
tout bonnement affichée à l'envers et
en caractères minuscules en haut à gauche
de la page... A se demander pourquoi mettre une URL
dans ces conditions.
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