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Free, qui s'apprête à
entrer en Bourse d'ici quelques semaines, va marcher
sur les pas d'autres fournisseurs d'accès qui
ont déjà fait appel au marché pour
leur développement. En France, on citera l'incontournable
Wanadoo. En Allemagne, le leader T-Online est coté
à la Bourse de Francfort et l'italien Tiscali
est présent sur le marché milanais. Au
fait, combien "vaut" aujourd'hui un FAI ?
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Les fournisseurs d'accès européens
en Bourse
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Nbre
d'abonnés
|
CA*
|
CA/Nbre
d'abonnés
|
Valorisation
|
Val/abonné
|
|
T-Online
|
12,9
millions
|
1
347
|
104,42
|
54,7
Mds €
|
4 240 €
|
|
Tiscali
|
7,6
millions
|
651,9
|
85,78
|
4,36
Mds €
|
573 €
|
|
Wanadoo
|
8,9
millions
|
1 906
|
214,16
|
36,4
Mds €
|
4 089 €
|
|
Free
|
2,1
millions
|
202,6
|
96,47
|
1
Md € **
|
500
€**
|
*
En millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2003
** Hypothèse de valorisation donnée par
"Les Echos"
Le
rapport chiffre d'affaires / nombre d'abonnés
varie énormément selon les
fournisseurs d'accès européens. C'est
Wanadoo qui obtient le meilleur ratio, suivi par T-Online.
Tiscali éttant loin derrière. A la décharge
de ce dernier, le fait que Wanadoo et T-Online occupent
des positions de leader sur des marchés clés
en Europe et que leurs activités vont au-delà
du simple accès.
Sur ce critère du chiffre
d'affaires, Free, bien qu'ayant le CA cumulé
sur les neuf premiers mois de l'année le plus
restreint en raison de sa position strictement franco-française,
obtient un ratio de 96,47 euros par abonné assez
proche de celui de T-Online et supérieur à
celui de Tiscali.
Les valorisations (valeur
de l'action par le nombre total d'actions) sont elles
aussi contrastées. Rapportées au nombre
d'abonnés, les différences sont même
saisissantes : Wanadoo et T-Online sont proches, à
plus de 4 000 euros par abonné, soit un
chiffre finalement comparable à celui de la cession
de Club Internet à T-Online en février
2000 (3 600 euros par abonné, lire l'article
du JDN du 16 février 2000). Mais Tiscali
et Free (dans l'hypothèse d'une valorisation
de la société à 1 milliard d'euros
avancée par "Les Echos") pointent à
un niveau nettement inférieur, autour de 550
euros. Un chiffre qui pourrait faire de Free une offre
attractive.
Ces estimations de valorisation
par le nombre d'abonnés doivent naturellement
être encore affinées notamment en prenant
en compte le critère du haut ou du bas débit.
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Les
fournisseurs d'accès américains
en Bourse
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Nombre
d'abonnés
|
Valorisation
par rapport au CA
|
Volume
d'actions
|
Cours
|
|
AOL
|
24,7
millions
|
2,43
|
3,31
milliards
|
17,80 $
|
|
EarthLink
|
6
millions
|
0,81
|
160
millions
|
10,01 $
|
|
United
Online
|
2,7
millions d'abonnés payants et 5,2 millions
en tout
|
2,65
|
65
millions
|
16,39 $
|
|
SBC
|
3,1
millions d'abonnés DSL
|
2,29
|
8
millions
|
25,07 $
|
|
Verizon
|
2,1
millions d'abonnés DSL
|
2,05
|
2,76
milliards
|
34,50 $
|
Bien qu'indicatif de la situation
de certains FAI américains cotés en Bourse
(la liste n'est pas exhaustive), le tableau ci-dessus
permet difficilement d'effectuer des comparaisons dans
la mesure où les sociétés américaines
sont généralement au départ des
sociétés de télécommunication
et qu'Internet ne représente qu'une partie de
leur activité.
Ainsi, l'activité FAI
de Verizon reste minoritaire par rapport à sa
branche téléphonie fixe. Pour SBC Communications,
c'est la même chose : le groupe a développé
trois types de services avec de l'accès Internet
(3,1 millions de lignes haut-débit, leader du
marché), de la téléphonie fixe
(11,5 millions de lignes) et de la téléphonie
mobile avec Cingular Wireless (joint-venture entre SBC
et BellSouth). Enfin, certaines sociétés
ne communiquent que sur leur nombre d'abonnés
haut-débit (sans faire allusion à leur
parc d'utilisateurs bas débit).
On remarquera la performance
de United Online (qui détient les FAI Juno et
NetZero) qui a engegistré une progression de
son cours de 1616 % entre le 11 septembre 2001
et le 11 septembre 2003 et fait partie des sociétés
technologiques du Nasdaq les plus performantes.
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