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Le jour de son introduction en
bourse, mardi 15 décembre,
Orbitz et les cinq compagnies aériennes fondatrices
et actionnaires du voyagiste (American Airlines, United
Airlines, Northwest Airlines, Continental Airlines et
Delta Airlines) ont mis en vente
12,2 millions d'actions au prix de 26 dollars. Soit un
prix unitaire légèrement supérieur
à celui escompté le mois dernier, puisque
le dossier d'introduction adressé à la SEC
(la COB américaine) indiquait un prix d'ouverture
situé entre 22 à 24 dollars l'action.
A lui seul, Orbitz
a placé quatre millions d'actions, engrangeant
103 millions de dollars de recette, tandis que ses actionnaires
ont vendu 8,2 millions d'actions (au lieu des 7 millions
annoncées en novembre) pour plus de 212 millions
de dollars de recette. Au total, cette opération,
orchestrée par Goldman Sachs & Co et Credit
Suisse First Boston, a rapporté 316 millions
de dollars au voyagiste et à ses actionnaires
portant la capitalisation de celui-ci à plus
d'un milliard de dollars.
Un résultat qui
installe Orbitz en bonne place parmi les cinq plus grosses
valorisations des sociétés américaines
introduites en bourse en 2003 (voir
le tableau),
ce qui prouve le regain d'intérêt des investisseurs
pour les valeurs Internet. Toutefois, contrairement
au voyagiste chinois Ctrip.com dont la valorisation
a augmenté de 88 % le premier jour de sa cotation,
Orbitz n'a pas pu maintenir son cours le plus haut,
30,75 dollars, et a clôturé, mercredi 16
en dessous de son prix d'introduction à 24,98
dollars.
Il est vrai que le voyagiste
doit encore faire face à un certain nombre de
challenges. Le premier d'entre eux est d'atteindre la
rentabilité. Créé en février
2000, Orbitz affiche une perte nette de 1,4 million
de dollars sur les neuf premiers mois de l'année
2003 pour un chiffre d'affaires de 172,1 millions de
dollars. Ce résultat est toutefois en nette amélioration.
Sur les neuf premier mois de l'année 2002, le
site avait enregistré une perte nette de 21,7
millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 124
millions de dollars. Par ailleurs, il a enregistré
son premier profit, de 3,9 millions de dollars, sur
le troisième trimestre 2003.
Le voyagiste doit également
faire face a une forte concurrence. A commencer par
Expedia qui, selon PhocusWright, représente 40
% du marché du voyage en ligne aux Etats-Unis
et par Travelocity dont la part de marché est
de 20 %. Malgré son hégémonie sur
la vente de billets d'avion puisque 73 % d'entre eux
sont vendus sur Orbitz.com, le voyagiste n'arrive qu'en
troisième position, avec 17 % du marché
de l'e-tourisme américain.
Enfin, il devra également
prouver qu'il peut augmenter sa notoriété,
un des objectifs prioritaire de la direction en 2004,
sans exploser son coût d'acquisition client. Orbitz
devra jouer très serré l'année
prochaine, car son grand rival, Expedia a annoncé
qu'il allait renforcer ses investissements marketing.
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