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Seize mois après le démarrage
de PCCAD, son projet d'expérimentation de télévision
sur Adsl et de vidéo à la demande - et seize jours après
le lancement de l'offre de télévision de Free -, France
Telecom a dévoilé son offre de télévision via la ligne
téléphonique, lancée conjointement avec le bouquet satellitaire
TPS. L'offre est pour l'instant disponible sur Lyon
et sera ensuite lancée à Paris au printemps, puis progressivement
dans d'autres agglomération. Selon France Telecom, un
demi-million de foyers seraient déjà potentiellement
concernées sur l'agglomération lyonnaise.
Pour
accéder à ce service, l'utilisateur devra souscrire
d'une part à un abonnement à MaLigneTv de France Télécom
(16 euros par mois et 64 euros de frais d'accès au service),
d'autre part à un abonnement au bouquet de chaînes
TPSL Prestige (21 euros par mois et 40 euros de frais
d'accès).
En terme de programmes, c'est
le bouquet TPSL qui est proposé, incluant 48 chaînes
dont TPS Star. Par ailleurs, l'accès à des programmes
à la demande est facturé de 0,5 à 7 euros. Ce service
propose des programmes de cinéma et de télévision selon
un modèle kiosque, en partenariat avec des éditeurs
de contenus (TPS, TF1, M6, ARTE, France Télévisions,
Movie System…).
France Télécom a investi "des
dizaines" de millions d'euros dans le projet.TPS, pour
sa part, fait état d' un investissement de 7 à 10 millions
d'euros pour 2004. Plusieurs partenaires industriels
sont impliqués dans le projet : Alcatel pour les DSLAM,
Sagem pour les décodeurs, Thalès pour la plate-forme
de gestion des services et Thomson pour les codeurs
vidéo.
Les PDG des deux partenaires
ont présenté ces services, chacun mettant en avant ses
intérêts dans l'affaire. "Nous ne sommes pas dans une
logique de l'internet. Le client achète un accès sécurisé
et un décodeur, nous sommes dans une logique de diffusion",
a estimé Thierry Breton, le PDG de France Télécom, soucieux
de démarquer son offre de celle de Free et de vanter
ses nouveaux services sur ligne fixe. "Ce que l'on vend
c'est TPS", a affirmé Patrick Le Lay, PDG de TF1, qui
veut, lui, profiter de son "first mover advantage ".
Le lancement de TPSL a déjà
provoqué quelques réactions, notamment de la part des
organisations de producteurs de cinéma, d'audiovisuel
et d'animation. Celles-ci ont accusé mercredi TPS d'être
"en infraction avec le Code de la propriété intellectuelle
et donc susceptible de voir sa responsabilité civile
et pénale engagée dans le cadre de la législation en
vigueur". ces organisations avaient déjà interpellé
Free sur les mêmes thèmes.
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Canal Plus sort du bois
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| Le matin même du lancement de TPSL, Bertrand Méheut, le PDG de Canal
Plus, a dévoilé dans une interview à La Tribune
ses projets en matière de télé Adsl. Il sera ainsi
présent sur l'offre que va lancer LDCom, ancien
partenaire de TF1, en mars 2004 à Marseille. Par
ailleurs, Cegetel proposera au deuxième trimestre
2004 les offres de la chaîne cryptée à Rennes. Mais
soucieux de ne se fermer aucune porte, Bertrand
Méheut annonce aussi la "finalisation imminente"
d'un autre accord avec… France Telecom. Canal Plus
avait été il est vrai l'un des premiers interlocuteurs
de France Telecom en matière de télévision Adsl.
Mais TPS avait finalement été plus
rapide à se décider. |
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